Le président François Hollande, le 13 mai 2014 à Tbilissi
Le président François Hollande, le 13 mai 2014 à Tbilissi - Stéphane de Sakutin AFP

Ils sont 17. Huit femmes et neuf hommes à avoir été débarqués de l’exécutif suite à la démission de Jean-Marc Ayrault le 31 mars. Et certains ont la dent dure contre leur ancien patron, selon les confidences recueillies par Le Nouvel Observateur dans son édition de jeudi.

Loin des surnoms accolés à la personnalité du chef de l’Etat par ses anciens camarades socialistes comme «Fraise des bois», «Flamby», «Monsieur Petite blague» ou encore par lui-même se décrivant comme le «Président des bisous», François Hollande se révèle plus cruel qu’il n’y paraît.

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Il «vous jette quand vous ne lui êtes plus utile»

Il serait ainsi «cinglant», «cassant», «sûr de lui». L’hebdomadaire évoque une «ancienne ministre aigrie, éjectée sans un coup de téléphone». Hélène Conway-Mouret, ancienne ministre déléguée aux Français de l’étranger, n’hésite pas à dire tout haut ce qu’elle pense: François Hollande «vous prend quand il a besoin de vous puis vous jette quand vous ne lui êtes plus utile. Quelqu’un qui donne de grandes leçons de morale et qui pourtant est loin d’être exemplaire».

Michèle Delaunay, qui tenait le portefeuille du ministère déléguée aux Personnes âgées et à l’Autonomie, n’est pas plus tendre: «Lors de son meeting de campagne au Bourget, Hollande avait dit "j’aime les gens". Mais ça ne se voit plus. Je n’aurais jamais imaginé qu’il puisse remercier un ministre sans un mot. Ou plutôt qu’il ne puisse pas le remercier du tout».

«En deux ans, il n’a jamais eu un mot gentil, un compliment, une appréciation positive de mon action ministérielle», renchérit un ancien collègue. A l’image de l’ancien ministre de l’Ecologie, Philippe Martin qui ressort «étonné, blessé, vexé» de ne pas avoir pu rencontrer en tête à tête le chef de l’Etat, alors qu’il avait en charge la loi sur la transition énergétique, un chantier prioritaire du quinquennat.

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