Villers-Cotterêts dans l'Aisne.
Villers-Cotterêts dans l'Aisne. - SICHOV/SIPA

Face au boycott, la mobilisation. Choqués par le refus du nouveau maire Front national de Villers-Cotteret (Aisne) de célébrer la commémoration annuelle de la mémoire de l’esclavage, associations et syndicats en ont pris l’initiative.

Collectif

Ce samedi, c’est donc le collectif Liberté, égalité, fraternité, rassemblant des associations de défense des droits (LDH, Licra, Mrap) et d’éducation populaire, et des syndicats (CFDT, CGT), qui mèneront les célébrations dans cette «ville mémoire» où est mort en 1806, le général Alexandre Dumas, père de l’écrivain du même nom, né esclave dans l’actuel Haïti et devenu, dans l’armée révolutionnaire, le premier général français d’origine afro-antillaise.

La commémoration aura lieu à 11h au 41 rue du Général Mangin, où les associations locales membres du collectif se joindront à celle des Amis du général Dumas, à l’origine des commémorations depuis 2006.

Valeurs de la République

«Il ne s’agit pas que d’une commémoration mais des valeurs qu’il y a derrière. Parler d’esclavage, ce n’est pas culpabiliser la France mais célébrer les valeurs de la République», a déclaré à l’AFP Serge Romana, président de l’association antiraciste Comité Marche 98, qui participe à l’organisation du rassemblement de samedi.

Le maire FN de la ville lui persiste et signe: «Cet esprit de repentance et d’auto flagellation permanente, ça commence à nous fatiguer. D’autant plus que je ne crois pas à la sincérité de ces initiatives. C’est une récupération politique qui n’a rien à voir avec la commémoration de la fin de l’esclavage», a expliqué Franck Briffaut vendredi au micro d’Europe1.

Mots-clés :