La présidente du FN Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 mars 2014 à Nanterre
La présidente du FN Marine Le Pen s'exprime lors d'une conférence de presse le 25 mars 2014 à Nanterre - Pierre Andrieu AFP

Forte d'une «stratégie de combat», Marine Le Pen a lancé ce mardi la campagne du Front national pour les élections européennes du 25 mai prochain, peu après un rassemblement éclair du groupe féministe Femen devant l'immeuble parisien où se tenait la conférence de presse. Ces dernières arboraient sur leurs poitrines un drapeau européen, où les étoiles formaient une croix gammée. 


Pour ces élections, la présidente du FN estime que «soutenir l'Union européenne, c'est agir contre la France». «Ce scrutin s'apparente à un référendum, celui de dire oui ou non à la France», a-t-elle ajouté.

Sondages favorables

Le FN bénéficie pour cette élection de sondages favorables: Il se placerait ainsi derrière l'UMP, et devant le Parti socialiste pour ce scrutin, et serait en mesure d'envoyer une vingtaine d'élus au Parlement européen.

Un site internet, des tracts et plusieurs meetings, dont le traditionnel rassemblement frontiste du 1er mai, sont prévus pour préparer cette campagne qui doit «enrayer le train fou de l'Union européenne», a souligné Bruno Gollnisch, euro-député candidat à sa succession. 

Se revendiquant le parti «des patriotes» contre l'«imposture de l'Union européenne», la présidente du parti d'extrême droite a rappelé son opposition à l'accord de libre-échange transatlantique (en négociation entre les États-Unis et l'Union européenne) qualifié de «funeste».

Créer un euro-groupe de nationalistes au Parlement

Elle a également réaffirmé son ambition de créer un euro-groupe de nationalistes au Parlement, et souligné avoir «engagé des discussions» avec les «Démocrates suédois», «Fratelli d'Italia-Alleanza nazionale», le «Parti pour l'ordre et la justice» lituanien de Rolandas Paksas. Marine Le Pen est en outre alliée avec le Néerlandais Geert Wilders, à la tête du «Parti pour la liberté» (PVV), le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang belge et la Ligue du nord italienne.

Quant à sa récente déconvenue avec le chef de file du parti anglais euro-sceptique UKIP, qui a refusé sèchement toute alliance avec le FN pour ces élections (préférant s'allier avec le parti Debout La République de Nicolas Dupont-Aignan), Marine Le Pen a raillé l'UKIP et les «déclarations ignominieuses» de son chef Nigel Farage «à l'égard de mon mouvement», ajoutant que le leader anglais Nigel Farage «se la joue perso».

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