Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande le 5 mars 203 à l'Elysée à Paris
Aquilino Morelle, conseiller politique de François Hollande le 5 mars 203 à l'Elysée à Paris - Bertrand Langlois AFP

Un portrait au vitriol. Ce jeudi Mediapart publie une enquête de six semaines (Article payant à lire ici) sur Aquilino Morelle avec pour titre: «Elysée: les folies du conseiller de François Hollande».

Le journal affirme que l’ancien conseiller de Lionel Jospin à Matignon entre 1997 et 2002 «avait travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques, y compris à une époque où il était censé les contrôler, au mépris de la loi». Et d’ajouter que ce fils d’immigrés espagnols «qui n’a pris qu’une fois la lumière, lorsqu’il a signé, en tant qu’inspecteur de l’IGAS (Inspection générale des affaires sanitaires), un rapport très médiatisé sur le scandale sanitaire du Mediator, a beaucoup menti, et a beaucoup omis».

«Petit marquis» à l’Elysée

A ce sujet, Mediapart, écrit que ce fringant quinquagénaire «connu pour sa plume aiguisée» «a longtemps fait écrire ses discours par d’autres, notamment à l’Élysée, où son manque de travail fait jaser». La charge ne s’arrête pas là puisque l’article fustige son comportement de «petit marquis» à l’Elysée «où il abuse des privilèges de la République.» Un cireur viendrait ainsi tous les deux mois s’occuper des souliers d’Aquilino Morelle qui possède «30 paires de souliers de luxe faites sur-mesure». A cet effet, il aurait même privatisé à deux reprises un salon de l’hôtel Marigny qui jouxte l’Elysée «afin de se faire cirer les chaussures seul au milieu de cette pièce toute en dorures.»

A cela s’ajouterait notamment la mise à disposition de deux chauffeurs pour lui et ses proches «Par exemple, le mardi en fin d’après-midi, comme nous avons pu le vérifier, un des deux chauffeurs véhicule son fils pour des activités personnelles dans le 15e arrondissement», écrit Mediapart qui pointe les «abus multiples», «la façon dont il s’adresse au petit personnel» de l’Elysée, «l’utilise, le terrorise».

«J’ai une conscience de classe»

Une image qui ne cadre pas avec un article de Libération, publié en 1999, où il disait: ««Je vis comme un bourgeois, mais je ne ferai jamais partie de la bourgeoisie. Mes enfants, peut-être, mais moi, jamais. Il me reste l’essentiel, l’éducation, les souvenirs. J’ai une conscience de classe.»

Aux affirmations de Mediapart, l’intéressé rétorque qu’elles sont «dénuées de tout fondement, qui visent uniquement à me salir. Il arrive dans la vie politique que certaines personnes aient intérêt à jeter la suspicion sur une autre».

Ce conseiller de l’ombre l’est un peu moins depuis la fin de matinée déchaînant les réactions sur Twitter.

La seule réaction officielle est venue de Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, selon une journaliste d’I-Télé qui couvre l’actualité élyséenne.

 

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