Aurélie Filippetti, la jeune garde montante du PS

PORTRAIT Aurélie Filippetti est reconduite au ministrère de la Culture dans le gouvernement de Manuel Valls...

F.V.

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La ministre de la Culture Aurélie Filippetti, le 27 février 2014 à Paris

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti, le 27 février 2014 à Paris — Thomas Samson AFP

Deux ans après son arrivée rue de Valois, Aurélie Filippetti, 41 ans, conserve le ministère de la Culture, une charge hautement symbolique pour la gauche malgré un budget de plus en plus restreint et le relatif désintérêt du président. Sortie renforcée après sa victoire à Metz aux élections municipales, la ministre tente d’y développer sa vision de la culture: «Un droit pour le peuple. Ce n’est pas démodé cette idée.»

Normalienne et agrégée de lettres classiques, cette petite-fille d’immigrés italiens venus travailler dans les mines de Lorraine a commencé sa carrière comme professeur de lettres avant de rejoindre les Verts et le cabinet d’Yves Cochet, ministre de l’Environnement en 2001 et 2002. Elue conseillère du 5e arrondissement de Paris en mai 2001, elle lâche les Verts fin 2006, dénonçant leur «fonctionnement groupusculaire», et prend sa carte au Parti socialiste.

Cette opposante à Hadopi a dû mettre de l’eau dans son vin

Ségolène Royal la prend dans son équipe de campagne pour l’élection présidentielle de 2007. Elue députée de Moselle la même année, Aurélie Filippetti devient porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

A son arrivée au ministère de la Culture en 2012 après la victoire de François Hollande, cette opposante à Hadopi a dû mettre de l’eau dans son vin. Membre de la jeune garde montante et ambitieuse du PS, elle affirmait au Monde en mai dernier en ne pas avoir «d'inquiétude particulière» sur un éventuel remaniement. «On n'est pas ministre à vie. On agit sur ce qu'on peut, c'est déjà suffisamment compliqué comme ça».