La chasse aux parrainages va rester ouverte plus longtemps cette année. Le gouvernement devrait allonger la période de recueil des 500 signatures d'élus requises pour être candidat, selon «Le Monde» de samedi. Beaucoup de candidats, comme Jean-Marie Le Pen l'a reconnu, ont le plus grand mal à rassembler les signatures nécessaires.
Il n’y a pas que les sympathisants PS qui approuveraient une hausse des impôts pour les revenus de plus de 4.000 euros imposables ! La proposition de François Hollande, qui avait un peu effarouché Ségolène Royal, fédère 57% des Français, dont… 52 % des électeurs de Nicolas Sarkozy. C’est ce que révèle le sondage du CSA pour France Europe Express- France Info.
Déception pour la batterie de communicants sarkozyste. D'après un sondage LCI/Le Figaro, l'affiche du candidat de l'UMP (le champêtre «ensemble, tout devient possible», avec un petit oiseau en haut à droite) séduit guère. 4,9/10, soit une affiche très moyenne.
La branche jeun’s de Désirs d’Avenir a été présentée jeudi à la presse rue de Solférino notamment par Thomas Hollande qui s’engage ainsi sur le web pour maman. Les 2.000 militants de Ségosphère vont tenter, à travers 50 locales, de « réconcilier les jeunes avec la politique » et, si affinités, les faire voter pour Ségolène Royal. Concours de slam (surtout en banlieues), théâtres de rue, happenings, micro-trottoirs : toute une palette d’outils est utilisée pour inciter les jeunes à s’intéresser aux enjeux politiques. La Ségosphère fera remonter à Ségolène Royal jusqu’à mars les comptes-rendus des débats organisés dans toute la France. Et mettre en œuvre ainsi sa sacro-sainte « démocratie participative ».
Interrogés sur la concurrence entre eux et la branche jeunesse du parti (MJS), les "ségosphériques se sont bornés à répéter qu’ils n’étaient « en concurrence avec personne ».
Arnaud Montebourg est suspendu pendant un mois de son poste de porte-parole par Ségolène Royal. En cause : une blague de lèse-François sur le plateau de Michel Denisot, hier soir, sur Canal+. A la question «quel est le seul défaut de Ségolène Royal?», il avait répondu «François Hollande», avant d'ajouter un «Je rigole» dans une ambiance glaciale.
Dans l'entourage de la candidate, on explique que «le temps des plaisanteries est terminé, chaque phrase a désormais une portée politique».
Sur son blog, Daniel Schneidermann écrit qu’ «Internet est peut-être en train de faire basculer la campagne» après la campagne virale sur la SCI La Sapinière (un nom qui lui rappelle avant tout des fondues savoyardes).
Touche pas à mon quartier de pauvres ! Les Verts s’opposent à l’installation du QG de campagne de Sarkozy rue d’Enghien dans le 10e arrondissement de Paris. Ils dénoncent une implantation «particulièrement mal venue dans un quartier multi-culturel quotidiennement touché par la politique inique du ministre de l'Intérieur-candidat».
Michèle Alliot-Marie, citée dans ‘Le Canard Enchaîné’: «Face à Ségolène, seule une femme comme moi […] peut faire la différence. Je suis la seule capable de parler à cette autre femme qu’est la candidate du PS»
Jean-Marie Le Pen n’est pas disponible mercredi pour répondre à la presse mercredi au sujet de son patrimoine. La raison? Il célèbre à Strasbourg la création d’un nouveau groupe politique au Parlement européen. La photo de classe ici. Le leader du Front National qui entend bien restreindre a minima sa campagne commune avec Bruno Mégret
Premier numéro du très attendu iPol, le «journal de l’autre campagne». Une voix très FIP donne rendez-vous aux internautes tous les mardis pour faire le point sur la campagne du point de vue citoyen.
La blogosphère en rit. Nicolas Sarkozy, très pédagogue, s'adresse à une adolescente dans cette vidéo et dit: «Quand tu travailleras, tu paieras ma retraite». Jusque là d'accord. Mais le candidat dit également: «Quand je serai à la retraite, je paierai la retraite de mes parents.» Le ministre de l'Intérieur, une fois à la retraite, continuera-t-il donc à cotiser pour d'autres inactifs que seront ses parents si d'aventure, ils sont toujours de ce monde?
Ségolène Royal est «aisée». C'est elle qui le dit sur RTL, au micro de Jean-Michel Apathie. Mais il est «normal», selon elle, de payer l'ISF. A propos de la polémique sur l'impôt sur la fortune, justement, elle parle d'une «campagne de racaille». L'UMP réagit en niant toute implication lors du premier point de presse des porte-parole de Sarkozy.
Quant à la polémique sur Georges Frêche, « on peut en rester là », estime la candidate socialiste.
Réunion houleuse au PS entre Ségolène Royal et les cadres du parti. Des propos écoutés par un journaliste du Monde grâce au téléphone portable que l’un des participants a volontairement laissé ouvert pendant les discussions.
Un peu de lyrisme enfin dans cette campagne dominée par les coups bas : François Fillon, sur son blog, se laisse aller à quelques considérations profondes sur le Mont-Saint-Michel : « Peu de sites expriment de manière aussi radicale le génie d’un peuple, la force de sa foi, sa soif de beauté et d’éternité. Doigt pointé vers le ciel, forteresse avancée dans l’océan pour défendre le royaume de France contre son éternel ennemi, geste gratuit, expression d’un orgueil immense. Qu’importe ! C’est si beau et c’est si réconfortant de savoir qu’on appartient à un peuple qui plonge ses racines dans une aussi belle histoire. Reste à en être digne ».
Mardi 16 janvier 2006, J-96
George Frêche, président de la Région Languedoc-Roussillon et bon prince, pourrait se mettre en retrait du PS pour ne pas gêner Ségolène Royal : « Si je décide de me mettre en retrait pendant deux ou trois mois, c'est uniquement en raison du respect que j'ai pour Ségolène. Parce que je ne veux pas être un obstacle pour elle alors qu'elle va avoir un dur combat à mener » Ils doivent gagner chacun plus de 4.000 euros par mois... En tous les cas, Ségolène Royal et François Hollande s'acquittent de l'ISF et le font savoir. Ils ont annoncé avoir déposer plainte contre le député UMP de l'Aveyron, Jacques Godfrain, qui avait lancé sur le net une rumeur selon laquelle le couple socialiste se serait débrouillé pour échapper à l'impôt sur les grandes fortunes. Ca ne va pas fort pour le nouveau site de campagne sarkozy.fr. Après des difficultés techniques, un internaute s’est rendu compte qu’il suffisait de modifier le contenu de l’adresse URL du site pour découvrir que l’abonné UMP était loin d’être protégé. De toute façon, ce site n’est pas à la hauteur, selon Versac, qui explique ici pourquoi. Et si vous trouvez que le langage du ministre de l’Intérieur, c’est du chinois, vous en avez la preuve sur son propre site de campagne Autre grande phrase du ministre de l’Intérieur : « A Saint-Malo, il fait chaud mais c’est chaud ! ». Et pour cause : victime de la chaleur dans la salle où il se trouvait, une supportrice est tombée dans les pommes, obligeant le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, à ses côtés, à enfiler pour quelques minutes ses réels habits de médecin. De son côté, Ségolène annonce sur Dailymotion qu’elle lance le 748ème comité de Désirs d’Avenir dans le monde virtuel du jeu Second Life (SL). Le 19 décembre, Vincent Feltesse, secrétaire national au PS chargé des nouvelles technologies, déclarait pourtant à 20minutes.fr ne pas avoir l’intention d’ouvrir un bureau dans SL car si « l’Internet est certes un outil de marketing, il ne faut pas que la fascination pour le high-tech affaiblisse et dévalorise le discours politique ». Toujours dans SL, décidément devenu un terrain de combat politique, des propos racistes et antisémites auraient été tenus dans la permanence virtuelle du FN. L’avatar Wehrwolf Schulze aurait ainsi dit : « la France est envahis (sic) par les arabes » ou encore « les juifs sont omniprésents ». Netpolitique a déniché une vidéo d’une confrontation télévisuelle musclée de 1993 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Qui a le dessus ? A vous de juger. José Bové, qui a officiellement renoncé à être candidat, remercie quand même dans une lettre les 15.000 signataires (sauf un) de la pétition l’appelant à se présenter. Le leader altermondialiste demande « plusieurs dizaines de milliers de signatures avant la fin janvier ». Le tarif syndical pour qu’il daigne se remettre en scelle. Nicolas Sarkozy a choisi «le lieu magique» du Mont-Saint-Michel, lundi, pour sa première sortie de candidat à l'élection présidentielle, au lendemain de son intronisation par l'UMP. François Hollande, lors de la présentation de ses voeux à la presse, a précisé que les augmentations fiscales envisagées par le PS concerneraient les revenus nets supérieurs à 4.000 euros pour un célibataire, 8.000 euros pour un couple sans enfant et 12.000 euros pour un couple avec deux enfants. L'Institut national de l'audiovisuel (Ina) et le Figaro s'associent pour proposer un reportage quotidien d'archives politiques alors que France 2 passe un accord exclusif avec Google Vidéo pour mettre en ligne un site politique alimenté par les images des JT de la chaîne publique et d'internautes.
Lundi 15 janvier 2007, J-97
Il a également dénoncé la « captation d’héritage » opérée selon lui par la droite alors que Nicolas Sarkozy a cité Jean Jaurès dans son discours dimanche porte de Versailles. « Pauvre Jaurès!», s'est exclamé le premier secrétaire du PS.
Pour Nicolas Beytout du Figaro, « cette fois, la campagne est vraiment lancée ». Le directeur de la rédaction, qui titre « Une vision de l’avenir », note les ressemblances entre les candidats de la droite et du PS mais surtout leurs différences, avec un avantage pour Sarkozy (« tout les oppose : leur expérience, leur connaissance des dossiers, l'ancienneté de leur ambition et la nature de leur démarche. Les oppose aussi la densité de leurs réseaux, divers et patiemment construits pour Nicolas Sarkozy, singulièrement fermés et plutôt récents pour Ségolène Royal »).
Avantage également pour Sarkozy dans La Croix où François Ernenwein écrit : « Face à la gauche, qui navigue encore entre ses contradictions, Nicolas Sarkozy avance en s'appuyant sur un programme détaillé. Catalogue impressionnant où rien ni personne (ou presque) n'est oublié. Ambition attrape-tout, peut-être, mais l'ensemble paraît très concret. Il souligne par contraste le flou revendiqué du programme de Ségolène Royal.
Laurent Joffrin, dans Libération, quant à lui, s’inquiète : « Cet homme est dangereux : avant tout pour la gauche. (…) Il a triomphé par l'énergie, le talent, l'organisation. Il tient son affaire : c'est bien ce qui inquiète. Le danger est maintenant bien identifié : un champion maître des médias comme de lui-même, de l'Etat, de son verbe et d'une machine redoutable ». Et conclut, alarmiste : « Au secours, la gauche se tait ! ».
Pour son show, Sarkozy s’est offert les services de Didier Froehly, réalisateur de la « Nouvelle Star » sur M6 ainsi que de Jean-Michel Goudard, ancien publicitaire, à l’origine de l’affiche de campagne où l’on voit le président de l’UMP devant un paysage de campagne verdoyante (Netpolitique la compare à l’affiche du film de Dupontel). Exilé fiscalement en Suisse, Goudard soulignait récemment qu’il ne jouerait aucun rôle officiel dans la campagne.
Sur son blog, Clémentine Autain réfute complètement un rapprochement entre elle et Ségolène Royal. A propos d’un article de «Libération», elle n’hésite pas à parler de désinformation. Elle évoque aussi «l’ampleur de la pétition en faveur de» la candidature de José Bové. Une pétition qu'elle n'a pas signée contrairement à Dieudonné.
Le ministre de l’Intérieur lance sa campagne « Ensemble, tout devient possible » ainsi que son site internet www.sarkozy.fr dont la Une a déjà été révélée la veille par le site www.zataz.com. La gauche dénonce un « théâtre ».
Clémentine Autain laisse entendre qu’elle pourrait soutenir Ségolène Royal lors du second tour de la présidentielle. Une information qu'elle a démentie sur son blog.