Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, à l'Assemblée nationale le 29 janvier 2014.
Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement, à l'Assemblée nationale le 29 janvier 2014. - LIONEL BONAVENTURE / AFP

Il y a deux jours, c’est la nomination de Thomas Le Drian, fils du ministre de la Défense, à la Société nationale immobilière, qui secouait le microcosme parisien. Sur le même créneau, l’UMP s’est attaquée, ce mercredi, à la nomination de Salomé Peillon, fille du ministre de l’Education nationale, à l’ambassade de France en Israël.

Le député UMP du Touquet (Pas-de-Calais) Daniel Fasquelle, a ainsi interpellé le gouvernement lors de la traditionnelle séance de questions à l’Assemblée nationale sur «la nomination de la fille du ministre de l’Education à un prestigieux poste d'attachée culturelle à l'ambassade de France en Israël sur laquelle on peut légitimement s'interroger». La jeune femme occupe en réalité un poste de chargé de mission.

«Sur le site de Monsieur Soral, l’un des factieux…»

Au micro, Alain Vidalies, ministre chargé des Relations avec le Parlement a justifié cette nomination. «Elle est en poste (…) dans le cadre d’un volontariat international. Elle a des masters et les diplômes nécessaires.»

Mais le proche de François Hollande est allé plus loin dans sa réponse. «J'ai cherché où se trouvait l'origine de cette information et je tiens à le dire à la représentation nationale: cette information, elle se trouve sur le site de Monsieur Soral, l'un des factieux qui étaient dans la rue la semaine dernière, c'est là que vous puisez vos informations, assumez la responsabilité devant la représentation nationale», a-t-il lancé au député.

Un mémoire sur le boycott culturel d’Israël?

L’information sur la nomination de Salomé Peillon circule en effet sur plusieurs sites d’extrême-droite et sur le site Egalité et Réconciliation dirigé par l’essayiste Alain Soral. Mis en ligne le 28 décembre 2013, l’article explique même que Salomé Peillon est l’auteure d’un mémoire de master consacré «au boycott culturel d’Israël».

Dans un communiqué, ce mercredi soir, Daniel Fasquelle a assuré qu’il avait découvert cette information sur le site «officiel et accessible à tous» de l’Ambassade de France en Israël et non sur celui d’Alain Soral. «Une fois de plus, le gouvernement a choisi de ne pas répondre à une question posée au sujet de ses contestables nominations et cherche à faire diversion», a-t-il conclu.

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