Le président François Hollande à la sortie d'un conseil des ministres, à Paris le 10 avril 2013.
Le président François Hollande à la sortie d'un conseil des ministres, à Paris le 10 avril 2013. - PETIT TESSON-POOL/SIPA

PEL, PEA, écotaxe quand ce n’est pas la présence de Leonarda en France ou l’application immédiate du non-cumul des mandats: on ne compte plus les dossiers sur lesquels l’exécutif a reculé au cours des dernières semaines. Paniqué par l’état de sa popularité, au plus bas, François Hollande semble vouloir éviter de froisser l’opinion par tous les moyens. Quitte à revenir sur des promesses ou des engagements. Petit tour d’horizon des dossiers à venir sur lesquels des reculades sont encore possibles.

 

Taxer le ballon rond

Les clubs de foot professionnels refusent catégoriquement de payer la taxe à 75% sur les salaires supérieurs à un million d'euros. Ils menacent d'une grève fin novembre et doivent être reçus jeudi par le président de la République. Pour l’heure, le gouvernement se veut ferme. Le ministre du Budget Bernard Cazeneuve assure que «nous sommes toujours prêts à discuter, notamment pour expliquer ce que l'on fait, mais les clubs de foot paieront la taxe à 75%».

Suspense sur la PMA

La mise en place de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les homosexuelles a déjà connu de nombreux revers. Prévue comme un amendement à la loi sur le mariage, elle devait ensuite figurer dans un projet de loi sur la famille présenté en mars. Elle en sera finalement détachée et renvoyée après les municipales et l’avis du Conseil national d'éthique. Connu pour ses prises de position anti-PMA dans le passé…

Opposition à la loi sur la famille

Le gouvernement souhaite créer un statut pour le beau-parent dans la loi sur la famille. L’heure de la revanche a peut-être sonné pour la Manif pour tous qui s’y oppose. Le collectif a d’ores et déjà monté un «Grenelle de la famille» pour mettre sur pied un projet alternatif à celui du gouvernement. Qui doit donc s’attendre à une forte opposition dans les rues par des militants qui se sont formés lors de la mobilisation contre le mariage pour tous.

Fronde persistante sur les rythmes scolaires

Le report d’un an de la réforme constitue le nouveau cheval de bataille de l’UMP avant les municipales. La pression sur l’exécutif est d’autant plus forte que l’Association des maires de France demande une remise à plat des modalités du financement de cette réforme dont le coût ne peut être supporté par les communes. La réforme est extrêmement impopulaire jusque dans les rangs des parents d’élèves et de la communauté éducative.

Crissements sur la réforme ferroviaire

Elle prévoit notamment la fusion entre la SNCF et Réseau Ferré de France (RFF) et à préparer le secteur à l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs. Mais les syndicats sont vent debout contre le projet. SUD Rail demande le retrait d’une loi qui «va saucissonner la SNCF en trois morceaux». La question d’une grève reconductible est même posée par ce syndicat. De quoi chauffer à blanc l’opinion publique.

Joute sur la TVA

Le 1er janvier prochain, le taux intermédiaire de la TVA doit passer de 7 à 10%. Déjà, l’UMP «appelle le gouvernement à revenir» sur cette augmentation, pointant du doigt «la grogne» qui «est en train de monter dans des secteurs d'activité dans des secteurs d'activité extrêmement sensibles et créateurs d'emplois» comme «les emplois de service, le bâtiment, tout l'artisanat». Une mesure capitale dans le budget 2014 mais forcément impopulaire. Et donc fragile dans le contexte actuel.

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