Bordeaux, 8 fevrier 2013. - Alain Juppe, maire de Bordeaux, dans son bureau. - Photo : Sebastien Ortola
Bordeaux, 8 fevrier 2013. - Alain Juppe, maire de Bordeaux, dans son bureau. - Photo : Sebastien Ortola - S. Ortola / 20 Minutes

A. S.

Après Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé et d’autres ténors de l’UMP, c’est au tour d’Alain Juppé d’exprimer de larges réserves sur la position de François Fillon vis-à-vis du FN. «Je ne comprends pas ce qui a pu pousser François Fillon à déclarer qu’en certaines circonstances, il pourrait apporter sa voix à un candidat du Front national. Car c’est bien ce qu’il a dit», indique-t-il sur son blog.

«C’est incompréhensible de la part d’un homme politique réfléchi qui a toujours affirmé de fortes convictions républicaines et exprimé une sensibilité que je qualifierai de modérée et, disons… gaulliste-sociale. Philippe Séguin n’était-il pas sa référence?»

Une «volte-face»

L’ancien Premier ministre réaffirme son refus du Front républicain. Mais souligne toutefois qu’il ne mettrait «pas le FN et le PS sur le même plan» dans l’hypothèse «d’école» où «une confrontation pour la conquête d’une responsabilité exécutive importante (mairie d’une grande ville par exemple) pourrait tourner à l’avantage du candidat d’extrême-droite face à un candidat social-démocrate modéré non-UMPphobe».

Revenant sur ce qu’il qualifie de «volte-face» de François Fillon, Alain Juppé assure ne pas pouvoir «croire qu’elle s’expliquerait par un calcul politique de repositionnement tactique au sein de l’UMP et de l’opposition». «Mais ma naïveté est peut-être encore grande…» conclut-il.