Manuel Valls, le 14 juillet 2013 à Paris.
Manuel Valls, le 14 juillet 2013 à Paris. - ALLARD-POOL/SIPA/SIPA

Marre de Manuel Valls, le ministre star de l’été? Ne vous lassez pas, le socialiste attaque la rentrée pied au plancher, avec une belle polémique à la clé. Lors du séminaire de rentrée gouvernemental, lors duquel les ministres ont présenté leur vision de la France en 2025, Manuel Valls a pris la parole pour évoquer les défis à venir pour la France en matière d’immigration. La poussée démographique africaine va «obliger d’ici à dix ans à repenser notre politique africaine» et la «question du regroupement familial pourrait être revue», a lancé le ministre, selon Libération. Et d’ajouter que l’autre défi pour la France est de prouver que «l’islam est compatible avec la démocratie».

Une sortie qui n’a pas plu à tout le monde autour de la table. «Il a franchi un cap hallucinant», a constaté un ministre auprès de Libération. «Ça pose un vrai problème politique», a renchéri un autre. «Son intervention a jeté un froid polaire», a commenté un autre ministre auprès du Parisien.

Valls parle de «mauvaise foi»

Contacté par Libération, Manuel Valls a assuré que pour ses propos sur l’islam, il s’est «appuyé» sur des déclarations de François Hollande à Tunis et qu’il voulait dire que la France «allait faire la démonstration que l’islam est compatible avec la démocratie», donc c’est faire preuve de «mauvaise foi que de comprendre autre chose».

Invité de BFMTV/RMC, Manuel Valls a dénoncé de «propos déformés», des «rumeurs» et des «fausses informations». Et d’ajouter, droit dans ses bottes: «Pourquoi il y a parfois des attaques à mon endroit ? Précisément parce que je fais la démonstration que la gauche peut réussir, qu'elle a changé dans ce domaine (de la sécurité), qu'elle fait mieux que la droite»

Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture, a qualifié ces propos « d'extrapolations» et de «commentaires». Pour lui, Manuel Valls est intervenu après que Laurent Fabius a fait un point sur la démographie «dans certains pays», a-t-il expliqué  sur Europe 1.  «Manuel Valls a dit que sur la base de ce qu'avait dit Laurent Fabius il y avait une question qui devrait être posée sur la question de l’immigration  et de la politique migratoire», a-t-il ajouté. «Il n'y a pas de problème Manuel Valls. Il y a des solutions à apporter aux Français de manière collective sur tous les sujets dont chaque ministre est chargé» , a-t-il ajouté Stéphane Le Foll.

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