Philippe Margain, candidat aux primaires UMP de la mairie de Paris, le 26 février 2013.
Philippe Margain, candidat aux primaires UMP de la mairie de Paris, le 26 février 2013. - V. WARTNER / 20 MINUTES

«Porter les couleurs de la droite de conviction», tel est le credo de Franck Margain, candidat du Parti démocrate-chrétien (PCD) pour la «primaire ouverte» à droite aux municipales parisiennes en 2014. Seul candidat estampillé PCD, un micro-parti présidé par Christine Boutin, Franck Margain profite d’une toute nouvelle médiatisation, tout en permettant à l’UMP d’afficher une diversité politique dans cette primaire, même privée du renfort des centristes de l’UDI, qui ont refusé de rejoindre l’initiative.

>> Le diaporama des candidats pour Paris en 2014

Ce banquier de 51 ans, par ailleurs élu conseiller régional UMP d’Ile-de-France, fait face à une Nathalie Kosciuko-Morizet qu’il qualifie de «bobo de droite qui n’a jamais vécu à l’étranger», un Pierre-Yves Bournazeul «très à droite», un Jean-François Legaret «resté 25 ans dans le 1er arrondissement» et un Chenva Tieu «qui n’a pas de mandat d’élu». Mais ne prononcez pas devant Franck Margain les mots de «candidature de témoignage»: l’outsider de 51 ans préfère «candidat des valeurs chrétiennes-démocrates». Des valeurs «aujourd’hui subversives dans notre pays». «Regardez mon programme et le programme des autres candidats: pas un ne parle des sans-abri, de logements pour les familles ou de création de jardin sur les toits des bâtiments publics», tempête-t-il.

«Digne et sincère»

«Catho clair dans [m] es bottes», qui connaît «très bien» Béatrice Bourges, du «Printemps français», et Frigide Barjot, l’homme refuse néanmoins d’être cantonné au rôle de représentant des opposants parisiens au mariage homosexuel. Quant aux casseurs parfois issus des rangs de «La Manif pour tous», qui se sont battus plusieurs soirs durant contre les forces de l’ordre sur l’esplanade des Invalides, Franck Margain assure: «Je soupçonne que des groupuscules pouvaient être envoyés par des pouvoirs d’extrême gauche pour nous donner une très mauvaise presse.» Adhérerait-il à la théorie du complot? «Je ne retirerai pas mes mots», insiste-t-il.

Jeunesse, culture, logement, sécurité… Les positions de Franck Margain sont saluées par d’autres candidats à cette primaire: «Il incarne une sensibilité qui n’est pas la nôtre mais il est digne et sincère. Il y a des divergences, sur le «mariage pour tous» ou sur le travail dominical, mais ce n’est pas ce qui fait l’essentiel d’un programme municipal», souligne l’entourage de Nathalie Kosciusko-Morizet. Un programme politique pour Paris qui, selon Franck Margain, devra affirmer avec force la place de l’humain afin de renverser la gauche. 

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