Nicolas Sarkozy à Paris, le 28 janvier 2013.
Nicolas Sarkozy à Paris, le 28 janvier 2013. - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen ce jeudi à Bordeaux pour abus de faiblesse, dans le cadre de l'affaire Bettencourt, a indiqué à l'AFP son avocat Thierry Herzog, qui a annoncé son intention de «former immédiatement un recours».

Décision prise après plusieurs confrontations

INicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt, qui n'a plus toutes ses facultés depuis septembre 2006, pour lui demander de l'argent, à l'occasion du rendez-vous «unique», selon son avocat, qu'il a eu chez les Bettencourt en février 2007.

Cette décision du juge d'instruction Jean-Michel Gentil a été prise à l'issue d'une confrontation à laquelle ont participé au moins quatre membres du personnel de Liliane Bettencourt, selon des sources concordantes.

Une décision «incohérente sur le plan juridique, et injuste»

Thierry Herzog a jugé cette décision «incohérente sur le plan juridique, et injuste». «Je saisirai en conséquence immédiatement la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux pour former un recours et pour demander la nullité, notamment de cette mise en examen», a-t-il déclaré à l'AFP.

>> L'affaire Bettencourt pour les nuls: notre schéma récapitulatif par ici

Entendu en novembre 2012 par le juge Gentil, pour la première fois depuis que l'affaire Bettencourt a débuté en 2010, Nicolas Sarkozy était alors ressorti du bureau du juge avec le statut de témoin assisté, à mi-chemin entre celui de simple témoin et une mise en examen.

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