Bain de foule et de vaches pour François Hollande au Salon de l'agriculture

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Publié le 23 février 2013.

POLITIQUE - Le président s'est prêté aux dégustations et caresses aux vaches...

François Hollande a renoué avec les bains de foule des grands jours samedi au Salon l'agriculture, dont il a arpenté les allées dix heures d'affilée, chaleureusement accueilli par une profession qui lui est pourtant traditionnellement peu favorable dans les urnes. Arrivé dès 7h pour la traite des vaches, le chef de l'Etat a tenu un peu moins longtemps que l'an dernier où le candidat socialiste s'était livré à un marathon de 12 heures. «Je pourrais rester pendant sept jours mais j'ai quand même autre chose à faire», a-t-il observé en partant à «regrets» vers 17h.

>> Le journée à la ferme de François Hollande en images, par ici

«Je ne viens pas simplement imiter quelqu'un»

Tout au long de la journée, l'ancien député de Corrèze, proche du monde paysan, s'est frayé un chemin dans une indescriptible cohue, entouré d'un essaim compact de journalistes et de gardes du corps qui tentaient tant bien que mal de contenir la foule des badauds. François Hollande s'est cependant livré de bonne grâce tout au long de son périple, à travers veaux, vaches, cochons, à d'innombrables séances de photos, embrassant ses admiratrices et les bambins qu'on lui tendait, ou s'enquérant des uns et des autres lorsqu'une connaissance corrézienne se présentait l'interpellant d'un «bonjour François».

«Je connais beaucoup d'exposants et de régions, il y a des visages que je vois chaque année et d'autres que je peux connaître», a-t-il confié en chemin. Mais le président Hollande entendait clairement se démarquer d'un illustre corrézien, l'ancien président Jacques Chirac. «Je ne viens pas simplement imiter quelqu'un ou répéter quelque chose», a-t-il souligné, affirmant sa volonté d'imprimer «son propre style, celui de l'écoute, de la simplicité et en même temps de l'action». François Hollande se veut «en même temps proche et efficace».

Sarkozy? «Tu ne le verras plus».

Se pliant aux devoirs de sa charge, il a multiplié dès l'aube les arrêts pour déguster, ici, un verre de lait tout juste sorti du pis de la vache, là, un verre de rouge ou de blanc ou bien encore une huître bretonne ou un chèvre frais. Aussi proche des agriculteurs de sa région soit-il, le chef de l'Etat se sait en terre de mission dans le monde agricole. «On me dit souvent: les agriculteurs ne sont généralement pas de la même sensibilité que vous... Et alors? On agit pour son pays, pas pour des catégories ou des sympathies au moment des élections», a-t-il commenté.

Avant de quitter le salon, le chef de l'Etat a noté par ailleurs les préoccupations d'agriculteurs qui lui «ont parlé de leurs difficultés» et quelques «silences» évocateurs. Mais fidèle à ses habitudes, il a multiplié les traits d'humour comme lorsque dérangé en pleine dégustation par une chèvre broutant un pan de sa veste, il lance, amusé: «Mais qu'est-ce que vous voulez que je fasse avec la petite chèvre!». A un enfant qui lui demandait «il est où Nicolas Sarkozy?», il a répondu en souriant : «Tu ne le verras plus».

Avec AFP
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