A Grenoble, Ayrault plaide pour une réforme structurelle du système de santé

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Publié le 8 février 2013.

SANTE - Le Premier ministre veut éviter une médecine «à deux vitesse»...

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a plaidé vendredi à Grenoble pour «une réforme structurelle de notre système de santé», qui nécessitera «cinq voire dix ans», pour éviter la mise en place d'une médecine «à deux vitesses».

«D’ores et déjà, le gouvernement a pris de premières mesures pour améliorer l’accès aux soins de tous les patients» mais «il faut aller plus loin et engager une réforme structurelle de notre système de santé», a déclaré Jean-Marc Ayrault, qui était accompagné de la ministre de la Santé Marisol Touraine et de la ministre de la Recherche Geneviève Fioraso. «Ce ne sera pas l’œuvre de quelques mois, mais des cinq ans, voire des dix ans à venir», a-t-il prévenu.

Création d'un comité des sages

«Nous nous appuierons sur un comité des sages, composé de hautes personnalités du monde de la santé et de la recherche», a-t-il annoncé, confiant la coordination de ces travaux à Alain Cordier, inspecteur général des finances et ancien directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).

Le Premier ministre a visité les services du CHU de Grenoble et rencontré les urgentistes qui menacent de démissionner s'ils n'obtiennent pas des postes supplémentaires. «Demain, si nous ne faisons rien, nous risquons de voir se développer une médecine à deux vitesses: une offre pointue et complète pour ceux qui auront les moyens de payer, et le service minimum pour tous les autres», a déclaré Jean-Marc Ayrault.

«Médecine de parcours»

Pour autant, il a réaffirmé sa volonté «d'assurer le retour à l’équilibre des comptes de l'assurance maladie». «Pour cela, il faut apprendre à dépenser mieux», a-t-il déclaré.

Et en premier lieu, mettre en place une «médecine de parcours»: «Il faut cesser de concevoir la médecine comme une succession d'actes ponctuels et créer une médecine de parcours qui repose sur la coopération des professionnels et l'implication des patients», a indiqué Jean-Marc Ayrault. Dans ce but, les moyens des ARS (agences régionales de santé) seront renforcés, a-t-il dit. Il a appelé à la poursuite des «efforts contre les déserts médicaux», souhaitant qu'une «réflexion» s'engage sur la formation de tous les professionnels de santé.

Quant à la recherche médicale, elle sera «l'une des priorités du prochain agenda stratégique de la recherche». Il a mis l'accent sur la prévention, qui représente seulement «2% des dépenses de santé» et la santé mentale: «Ces réformes trouveront leur place dans la loi de santé publique qui sera votée l'an prochain», a indiqué le Premier ministre. Il a appelé de ses voeux un bilan sur la loi du 4 mars 2002 sur les droits du patient pour «prendre en compte l'attente de nouveau droits individuels et collectifs pour les patients».

Avec AFP
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