Les députés discutaient jeudi, pour le quatrième jour consécutif, de l'article 4 du projet de loi sur le mariage homosexuel, qui prévoit que, dans le code civil, les termes de "père" et "mère" doivent être compris comme celui de "parents" pour les couples homosexuels.
Les députés discutaient jeudi, pour le quatrième jour consécutif, de l'article 4 du projet de loi sur le mariage homosexuel, qui prévoit que, dans le code civil, les termes de "père" et "mère" doivent être compris comme celui de "parents" pour les couples homosexuels. - Joel Saget afp.com

avec AFP

Les députés discutaient jeudi, pour le quatrième jour consécutif, de l'article 4 du projet de loi sur le mariage homosexuel, qui prévoit que, dans le code civil, les termes de «père» et «mère» doivent être compris comme celui de «parents» pour les couples homosexuels.

Encore 2.300 amendements à étudier

Au neuvième jour de discussion de ce projet emblématique de la gauche, les députés UMP continuent de défendre une multitude d'amendements, tous à peu près identiques, s'insurgeant contre le remplacement prévu des termes de «père» et de «mère» dans le code civil par celui de «parents».

Sur les quelque 5.000 amendements déposés par l'opposition sur le texte, il en restait environ 2.300. «Seuls 145 amendements sont de nature différente», a fait remarquer en séance Bruno Le Roux, chef de file des députés PS, qui a proposé à l'opposition de réorganiser les débats. Cette demande a été appuyée par le radical de gauche Alain Tourret, mais refusée par l'UMP et l'UDI.

Le vote prévu mardi

Les députés s'apprêtaient donc jeudi à un second week-end de travail, le vote solennel du projet de loi étant, en tout état de cause, programmé pour mardi prochain.

Si les travaux en séance devaient durer au-delà du week-end, il faudrait une réunion de la conférence des présidents. Dès l'ouverture de la séance, le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, qui siège en quasi permanence sur le perchoir, a accusé l'opposition de «dévoyer la procédure» et a prévenu qu'il n'accepterait plus tous les rappels au règlement demandés par l'opposition.

Jean-Pierre Bel, président PS du Sénat où le projet sur le mariage homosexuel sera examiné à partir du 18 mars, a estimé jeudi matin «possible» que le texte soit adopté «conforme» à la version qui sera votée mardi à l'Assemblée. Si tel était le cas, il n'y aurait pas de seconde lecture à l'Assemblée.

«Des cicatrices indélébiles»

Les députés de l'opposition ne cessent de réaffirmer leur opposition au mariage et, surtout, à l'adoption pour les couples homosexuels, soulignant que cette réforme entrainera inéluctablement la procréation médicalement assistée (PMA) et le recours aux mères porteuses.

«Vous allez saccager la vie d'enfants à des fins électoralistes», a dit jeudi David Douillet (UMP). «Vous allez créer des cicatrices indélébiles chez des enfants qui auront toute leur vie ce manquement biologique d'un père et d'une mère».