Jean-Marc Ayrault veut accélérer sur le droit de vote des étrangers

POLITIQUE Le chef du gouvernement souhaite entamer des consultations...

Matthieu Goar

— 

Le Premier ministre.

Le Premier ministre. — FRED; SCHEIBER / 20 MINUTES

En pleine journée sur le mariage pour tous, le projet sur le droit de vote des étrangers s'est invité dans l'agenda politique, mardi. Tout a commencé lors d'une réunion officieuse entre des journalistes et des conseillers de Jean-Marc Ayrault à Matignon. « Vous en saurez plus dans quelques jours », répond un proche du Premier ministre à une question sur la promesse de François Hollande d'accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Sans préciser ce que concocte le gouvernement, la réponse aiguise la curiosité des médias.

 

 

« L'idée, c'est de dialoguer »

 

 

Quelques tweets et une dépêche de l'AFP plus tard, Ayrault explique vouloir « entamer des consultations avec tous les groupes parlementaires sur tous les sujets constitutionnels ». Une façon d'expliquer qu'il va donner de sa personne pour rechercher une majorité des trois cinquièmes sur la réforme constitutionnelle du droit de vote des étrangers.

Engagement du candidat Hollande, cette vieille promesse socialiste est mise entre parenthèses depuis quelques mois. De nombreux dirigeants de la majorité estiment en effet que la gauche ne possède pas une marge de manœuvre suffisante pour la faire voter lors d'un Congrès du Parlement. Depuis les déclarations de mardi, Matignon semble donc vouloir afficher sa détermination et surtout accélérer. Certains évoquent même l'idée de faire voter ce projet en même temps que la réforme constitutionnelle (cumul des mandats, etc) dès cette année. A l'Assemblée, dans l'après-midi, de nombreux députés semblent apprendre la volonté de Matignon. Certains s'étonnent du timing de l'annonce, le jour même du début de la lecture de la loi sur le « mariage pour tous ». D'autres font de l'explication de texte. « Sur ce sujet, l'idée, c'est de dialoguer, de dire aux autres partis que nous sommes prêts à faire des compromis, à amender notre projet. Eux, sont-ils prêts à nous rejoindre si nous les écoutons ? Si nous n'avançons pas, nous n'aurons jamais de majorité. Ça s'appelle le réalisme», détaille un député proche d'Ayrault.

 

Mots-clés :

Aucun mot-clé.