L'ancien Premier ministre et ex-président de l'UMP Alain Juppé, auteur d'une tentative de médiation infructueuse entre Jean-François Copé et François Fillon, estime vendredi qu'attendre 2014 pour un nouveau vote pour la présidence du parti "n'a aucun sens" et réaffirme qu'il ne sera pas candidat.
L'ancien Premier ministre et ex-président de l'UMP Alain Juppé, auteur d'une tentative de médiation infructueuse entre Jean-François Copé et François Fillon, estime vendredi qu'attendre 2014 pour un nouveau vote pour la présidence du parti "n'a aucun sens" et réaffirme qu'il ne sera pas candidat. - Pierre Andrieu afp.com

avec AFP

Alain Juppé, auteur d'une tentative de médiation infructueuse entre Jean-François Copé et François Fillon, estime ce vendredi qu'attendre 2014 pour un nouveau vote pour la présidence du parti «n'a aucun sens» et réaffirme qu'il ne sera pas candidat.

«Qui ne comprend que le plus tôt sera le mieux ? Attendre 2014 n'a pas de sens», écrit l'ex-Premier ministre sur son blog. «Ce calendrier conduirait à aborder la campagne des municipales dans la division et le blocage, ce qui ne profiterait qu’à nos adversaires des deux bords».

«Aucune difficulté sérieuse»

«J'en appelle donc à Jean-François et à François pour qu’ils se mettent rapidement d’accord sur les modalités de l’opération», poursuit Alain Juppé, jugeant que «l’organisation rapide de ce nouveau vote ne se heurte à aucune difficulté sérieuse, s’il y a une volonté partagée».

Le maire de Bordeaux, qui avait été porteur d'une médiation infructueuse entre Copé et Fillon, dans les jours suivant le scrutin pour l'élection de la présidence, dit partager l'analyse exprimée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur dans un entretien au Figaro jeudi.

Pas de retour de Juppé

Édouard Balladur avait appelé à de nouvelles élections «le plus vite possible», «avant Pâques», pour pouvoir préparer avec «sérénité» les municipales. Il avait aussi estimé que «si par exemple Alain Juppé l'était (candidat à la présidence de l'UMP), nul doute qu'il recueillerait de nombreux suffrages».

«Je partage totalement son analyse, sauf sur un point», écrit Alain Juppé: «J’ai plusieurs fois donné les raisons pour lesquelles je ne serai pas moi-même candidat». Lors de la campagne précédant le scrutin du 18 novembre, puis dans les semaines de crise suivantes, Alain Juppé a exprimé plusieurs fois qu'il ne souhaitait pas diriger l'UMP -qu'il a déjà présidée de 2002 à 2004- expliquant notamment qu'il souhaite se consacrer à son programme bordelais, en premier lieu l'échéance municipale de 2014.