UMP: Les tractations se poursuivent en coulisses entre copéistes et fillonistes

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Publié le 14 décembre 2012.

POLITIQUE - Les deux camps tentent de trouver un accord avant le vote des parlementaires prévu mardi...

Les tractations se sont poursuivies jeudi, en coulisses, entre proches des deux rivaux de l'UMP, Jean-François Copé et François Fillon, avant la consultation des parlementaires sur un nouveau vote pour la présidence du parti d'ici juin 2013, programmée mardi mais que certains, dans chaque camp, aimeraient éviter.

>> La tactique du pourissement peut-elle durer?

Selon plusieurs sources de part et d'autre, aucun accord entre les deux hommes -qui n'ont pas repris leurs discussions bilatérales- n'est en cours de finalisation, mais des copéistes et des fillonistes continuent à négocier discrètement, comme l'a indiqué France Info.

Trouver «une sortie élégante pour l'un et l'autre»

«Il n'y a aucun contact Fillon-Copé», a-t-on assuré dans l'entourage de l'ex-Premier ministre avant d'ajouter: «les discussions se poursuivent en coulisses mais rien n'est fait». «Ca négocie dur pour déminer le terrain d'ici à lundi soir et éviter le vote de mardi, mais pas au niveau de Copé ni de Fillon», a confirmé à l'AFP un copéiste. Cette source cite, côté Copé, les noms de Christian Jacob -le patron des députés UMP qui rêve de réunifier le groupe UMP «canal historique» et le groupe dissident filloniste R-UMP- et de l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui ont l'oreille du président proclamé mais contesté de l'UMP.

«C'est vrai que les deux camps essaient de trouver une sortie élégante pour l'un et pour l'autre avant le référendum» de mardi, ajoute un ténor UMP.

Bernard Accoyer a lancé une consultation, prévue mardi midi dans une salle de l'Assemblée, des députés et sénateurs élus sous l'étiquette UMP afin qu'ils se prononcent sur une nouvelle élection à la présidence du parti avant l'été 2013. «Le jour même où le calendrier de ce nouveau vote aura été acté irrévocablement, le groupe filloniste R-UMP devra disparaître et aucun recours en justice ne devra être engagé», stipulera la question posée lors de ce référendum à bulletins secrets. Le oui devrait logiquement l'emporter, une majorité des parlementaires UMP ayant soutenu François Fillon pendant la campagne.

Vers une «voie médiane» et un vote en septembre?

Un proche de Jean-François Copé a affirmé jeudi qu'au moment du vote, le camp Copé a prévu «une démonstration de force permettant de prouver la légitimité de Jean-François Copé» à la tête de l'UMP.

Si les deux camps sont d'accord sur le principe d'une direction collégiale et paritaire du parti et sur une réforme des statuts garantissant notamment l'organisation transparente des primaires en 2016, la principale pierre d'achoppement reste le calendrier d'un nouveau vote: François Fillon, qui pourrait ne plus être candidat, exige qu'il ait lieu au plus tard fin juin, tandis que Jean-François Copé refuse pour l'heure qu'il se déroule avant les municipales de 2014.

Des proches des deux hommes se prennent désormais à rêver que chacun fasse un pas l'un vers l'autre et accepte une «voie médiane», avec un nouveau scrutin qui aurait lieu en septembre 2013, en tout cas avant le début de la prochaine session ordinaire du Parlement, le 1er octobre 2013.

Avec AFP
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