Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a apporté son soutien dimanche à son collègue du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a demandé au groupe de sidérurgie ArcelorMittal de céder l'ensemble du site de Florange (Moselle), et non la simple portion qu'il veut fermer.
Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a apporté son soutien dimanche à son collègue du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a demandé au groupe de sidérurgie ArcelorMittal de céder l'ensemble du site de Florange (Moselle), et non la simple portion qu'il veut fermer. - Jean-Christophe Verhaegen afp.com

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Les ministres de l'Economie et du Travail ont apporté leur soutien dimanche à leur collègue Arnaud Montebourg, qui demande au groupe de sidérurgie ArcelorMittal de céder l'ensemble du site de Florange (Moselle), et non la simple portion qu'il veut fermer.

A une semaine de la date limite pour le dépôt de candidatures à la reprise des hauts fourneaux, "il y a une solidarité totale du gouvernement dans son entier et en particulier des deux soldats de l'emploi, Arnaud Montebourg et moi-même, pour que les offres soient examinées et permettent de trouver une solution rapidement", a assuré Michel Sapin sur RTL.

"Cette semaine est une semaine décisive où chacun doit jouer son rôle positivement", "les offres, qui sont des offres sérieuses, doivent être examinées comme telles par les propriétaires actuels du site", a demandé le ministre du Travail.

M. Montebourg, le ministre du Redressement productif, a annoncé la semaine dernière que le gouvernement avait reçu "deux offres" mais dans un "périmètre plus large que celui octroyé par Mittal", demandant à ce dernier d'aller plus loin faute de quoi l'Etat pourrait nationaliser temporairement pour permettre une reprise.

M. Sapin n'a pas exclu une reprise en main temporaire de l'Etat pour "faciliter la transaction", tout en assurant, comme il l'avait fait vendredi, qu'il n'était "pas question de se lancer dans des nationalisations tous azimuts".

Arnaud Montebourg a également reçu dimanche les encouragements de son collègue à l'Economie. "Je soutiens son action", a déclaré M. Moscovici sur BFM TV. Selon lui, le "gouvernement est du côté de l'emploi" et "tous les outils dont nous disposons doivent être utilisés" pour le préserver.

MM. Montebourg et Sapin ont affirmé vendredi dans un communiqué commun qu'ArcelorMittal devait "accepter d'envisager" la cession de l'ensemble du site.

Le 1er octobre, ArcelorMittal a annoncé son intention de fermer la filière liquide de Florange (production d'acier brut à partir de fer et de charbon) et a laissé 60 jours au gouvernement pour trouver un repreneur pour les installations qu'il ne souhaitait plus exploiter, délai qui expire samedi.