Fillon reproche à Copé de «rechercher le buzz à tout prix»

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Publié le 10 novembre 2012.

POLITIQUE - L'ancien Premier ministre se livre dans une interview publiée samedi sur leParisien.fr...

François Fillon reproche à Jean-François Copé, son rival pour la présidence de l'UMP, de «rechercher le buzz à tout prix» et affirme ressentir «beaucoup d'insatisfaction chez les militants» du parti, dans une interview publiée samedi sur leParisien.fr

Hospitalisé cette semaine pour des calculs rénaux, après une première alerte début octobre et un accident de scooter à la fin juillet, l'ancien premier ministre déclare à ce propos avoir «joué de malchance». «Moi qui n'ai quasiment jamais eu de problème de santé...», lance-t-il.

«Rassembler le pays pour qu'il accepte des réformes difficiles»

François Fillon pense avoir imprimé ses idées «par rapport à des slogans pour faire du bruit médiatique»

«Rechercher le buzz à tout prix, en parlant par exemple de viennoiseries... Ça peut éventuellement marcher de façon immédiate, mais pas sur le long terme», ajoute-t-il en faisant allusion au «pain au chocolat» qui serait arraché à des non-musulmans dans des banlieues pendant le ramadan, selon Jean-François Copé.

Selon lui, les propositions de son rival «ne vont pas dans le bon sens» car «il faut absolument essayer de rassembler le pays pour qu'il accepte des réformes difficiles». «Cliver pendant la campagne pour ensuite essayer de tendre la main à tous les Français, c'est un peu facile. Moi, je ne tiens pas de double discours: un pour les adhérents et un pour les Français».

Interrogé sur l'état dans lequel Jean-François Copé laisse le parti, en tant que secrétaire général, François Fillon répond que «le nombre d'adhérents est convenable grâce à l'attrait que créait Nicolas Sarkozy».

«En revanche, je ressens beaucoup d'insatisfaction chez les militants sur le fait qu'on ne leur demande pas leur avis. Ils ont le sentiment de recevoir toujours des instructions depuis Paris qui ne sont pas forcément bien adaptées au terrain», ajoute-t-il.

Sur la question d'éventuelles fraudes lors de l'élection interne à l'UMP du 18 novembre, il souligne que «dans le passé, nous n'avons pas toujours été exemplaires en matière de transparence démocratique» et «espère que les vieilles habitudes ont été oubliées».

Avec Jean-François Copé, dit François Fillon, «nous siégeons dans le même parti politique et nous avons des valeurs communes. Pour le reste, on ne peut pas dire que les cinq années qui se sont écoulées aient été extrêmement faciles. Les relations auraient pu être meilleures entre le chef de parti et le Premier ministre. Il y a eu une tentation permanente d'opposer Nicolas Sarkozy et moi, mais ça n'a jamais marché».

© 2012 AFP
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