PS: Harlem Désir souhaite une modification du mode de désignation du premier secrétaire

12 contributions
Publié le 18 octobre 2012.

POLITIQUE - Le Premier secrétaire s'émancipe...

Harlem Désir, futur patron du Parti socialiste, veut «proposer aux militants une modification du mode de désignation» du premier secrétaire du parti, de sorte que cela ne donne pas le «sentiment d'un verrouillage ou de combinaisons internes», dit-il dans une interview au Monde daté de mercredi.

«Aujourd'hui, seuls les premiers signataires des motions peuvent se présenter au poste de premier secrétaire. A l'avenir, je souhaite donc qu'il n'y ait pas de limitation des candidatures», déclare-t-il, voulant revenir «à l'esprit» d'une réforme de Lionel Jospin en 1995, c'est-à-dire «le vote direct».

«Pas de limitation des candidatures»

«Rien ne doit donner le sentiment d'un verrouillage ou de combinaisons internes. Nous sommes le parti des primaires qui ont montré une soif de débat démocratique», explique-t-il, critiquant ainsi le mode de désignation qui va lui permettre d'accéder à la tête du parti. «Aujourd'hui, seuls les premiers signataires des motions peuvent se présenter au poste de premier secrétaire. L'avenir, je souhaite donc qu'il n'y ait pas de limitation des candidatures», poursuit-il.

Héritées d'une réforme adoptée par les militants en 2010, les règles de désignation du premier secrétaire ont été sévèrement critiquées à l'intérieur du PS pour leur côté «opaque» et «verrouillé». Des militants ont fait part de leur frustration quant à ce mode de désignation.

Vote des militants sans suspense

Dès le 12 septembre, Harlem Désir a été désigné -au détriment de Jean-Christophe Cambadélis- après discussions entre Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault et les ténors socialistes et intervention officieuse de François Hollande pour conduire la motion à vocation majoritaire déposée pour le Congrès de Toulouse (26 à 28 octobre) soutenue par tout le gouvernement. Les deux votes militants de jeudi dernier et de jeudi prochain apparaissent donc comme sans suspense, Harlem Désir étant assuré de l'emporter.

Dans cette interview, Harlem Désir redit par ailleurs être favorable, «si la zone euro devait entrer en récession», à un «débat avec nos partenaires européens sur le rythme du redressement». Il ne faut «pas nous emprisonner au prétexte d'être vertueux», dit-il ainsi alors que le Premier ministre répète à l'envi la nécessité de ramener les déficits publics à 3% du PIB en 2013, comme prévu dans le projet de budget.

© 2012 AFP
Mots-clés
Offre exclusive
20 Minutes et iTunes
vous offrent
jusqu'au 20 Juin
l'eBook des recettes de TOP CHEF

*

Remplissez votre mail et profitez de l’exclusivité !

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr