François Hollande interviewé au palais de l'Elysée par France 24, RFI et TV5 Monde, le 11 octobre 2012.
François Hollande interviewé au palais de l'Elysée par France 24, RFI et TV5 Monde, le 11 octobre 2012. - PRM/SIPA

avec AFP

François Hollande a promis ce jeudi «d'éliminer» les «cellules», qui, en France, «veulent faire de l'islamisme radical une cause de haine et d'agression». «Il y a des cellules - je ne sais pas encore l'importance, des enquêtes sont en cours - qui veulent faire de l'islamisme radical une cause de haine et d'agression. Nous ne les lâcherons pas, nous les pourchasserons, nous les éliminerons», a déclaré le chef de l'Etat sur France24/RFI/TV5Monde, alors qu'une enquête a été ouverte à Paris après une opération antiterroriste commencée samedi.

«Nous irons jusqu'au bout de nos enquêtes car les Français doivent être protégés. Ma responsabilité, avec le gouvernement, c'est de veiller à tout surveiller, tout remarquer, tout identifier, pour qu'il n'y ait aucune possibilité d'une action terroriste», a-t-il déclaré, en évoquant cette opération antiterroriste dans laquelle un suspect présumé est mort les armes à la main samedi matin.

«C'est en laissant Aqmi  prospérer dans le Sahel, que je ferai courir un risque à mon pays»

«Pour couper la route des terroristes, il faut avoir une politique internationale, c'est ce que je veux faire au Mali», a ajouté le chef de l'Etat, qui a rappelé que la France était prête à apporter un soutien logistique à une intervention africaine sous résolution de l'ONU dans le Nord-Mali.

«C'est en laissant Aqmi, c'est-à-dire Al-Qaida, prospérer dans le Sahel, que je ferai courir un risque à mon pays parce que le terrorisme peut venir de là», a-t-il insisté.

«Nous avons même appris qu'il y avait eu des ressortissants français au Mali, comme il y en a en Somalie, comme nous pouvons en trouver en Syrie, et qui ensuite peuvent revenir dans leur pays avec des visées terroristes. Je ne peux pas l'accepter», a-t-il poursuivi.

«Un terrorisme peut être présent en France»

Le président français a toutefois relevé qu'il existe «aussi un terrorisme qui peut être ici présent en France sans qu'il y ait de connexion avec des zones extérieures. Donc nous devons y veiller; c'est ce qui vient de se produire par l'interpellation d'un certain nombre de personnes», a-t-il dit.

Sept membres présumés de la cellule islamiste démantelée ce week-end - sur 12 gardés à vue - ont été présentés ce jeudi aux juges d'instruction chargés de l'enquête. Deux sont mis en cause dans le volet «filière syrienne», cinq pour l'attentat contre une épicerie casher de Sarcelles il y a trois semaines.