Manuel Valls n'en finit plus de grimper dans les sondages

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Publié le 9 octobre 2012.

POLITIQUE - Le ministre de l'Intérieur arrive en tête d'un palmarès de popularité des personnalités politiques...

A la une des magazines, invité permanent des «20 heures» (deux fois la semaine dernière), Manuel Valls affiche partout sa mine déterminée. D'un ton martial, le ministre de l'Intérieur prend à bras-le-corps les sujets chauds de la République, comme récemment les cellules islamistes. «C'est sûr que quand on lui demande d'occuper un espace, il le fait avec beaucoup d'énergie», ironise le conseiller d'un ministre.

Sur tous les fronts depuis l'été (Roms, terrorisme, zones de sécurité prioritaire), Valls est en train de conquérir l'opinion. Lundi, un sondage Ipsos pour Le Point l'a placé pour la première fois en tête du palmarès des personnalités politiques, devant François Fillon.

Besoin d'autorité?

Selon tous les autres instituts, le ministre de l'Intérieur est de loin le ministre préféré des Français. Une récente enquête OpinionWay pour Metro l'a ainsi crédité de 55% d'opinions positives –avec 10 points de progression en un mois– devant Vincent Peillon. «La progression de Manuel Valls est évidemment spectaculaire, surtout qu'elle contraste avec le décrochage de Hollande et Ayrault, en forte baisse», commente Bernard Sananès, président de l'institut CSA.

Sa dernière enquête révèle que Valls termine 4e personnalité préférée chez… les sympathisants de droite. Un argument sur lequel s'appuient ses opposants de la majorité. «Il aura toujours du mal avec nos sympathisants. Il y a pas mal de réunions dans ma fédération où il n'est toujours pas applaudi », lâche un dirigeant du PS, oubliant un peu vite que Valls est également le ministre préféré des sympathisants de gauche (65 % d'opinions favorables) et que sa prise de parole a été ovationnée à La Rochelle (Charente-Maritime).

Comme pour Nicolas Sarkozy à son époque, la Place Beauvau est un tremplin pour l'ancien maire d'Evry (Essonne). «Contrairement aux sujets économiques, l'opinion considère que les politiques ont une prise sur les sujets sécuritaires. Et il répond à un besoin d'autorité que l'on ressent à travers les enquêtes d'opinion», conclut Sananès. Très attentif aux mouvements de l'opinion, Valls sait aussi la flatter: lundi, il a annoncé le report de la verbalisation pour absence d'éthylotest.

Matthieu Goar
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