L'ancien ministre Laurent Wauquiez à Nice, le 25 août 2012.
L'ancien ministre Laurent Wauquiez à Nice, le 25 août 2012. - B. BEBERT/SIPA

Anne-Laëtitia Béraud

Le dépôt des parrainages des candidats à la présidence de l’UMP, ce mardi, ferait presque oublier que ce même jour, des motions sont déposées au siège de l’UMP, dans le 15e arrondissement de Paris.

Ces motions, qui seront soumises au vote des militants lors du congrès du 18 novembre, pourront créer des courants au sein de l’UMP si elles franchissent la barre des 10% de votants. Le nouveau courant pourra alors bénéficier de moyens financiers proportionnels à son score et de postes au sein de la direction de l'UMP. Ce passage de parti présidentiel en parti à courants constitue une petite révolution à l’UMP, bien que cette possibilité de créer des courants était inscrite dans le texte fondateur de 2002,sans être jamais appliquée.

Sept motions en lice

Sept motions ont été déposées avant 20h ce mardi. L’ancienne présidente du RPR Michèle Alliot-Marie et le sénateur Roger Karoutchi, animateurs d’une motion «gaulliste», sont passés en début d’après-midi à l’UMP. Tout comme Laurent Wauquiez, qui promeut une motion homonyme de son mouvement «Droite sociale», les centristes Jean Leonetti et Marc Laffineur et leur motion «humaniste», et celles de jeunes de l’UMP et leur «Droite forte». Les jeunes animateurs de «La Boîte à idées» sont également passés.

En fin d’après-midi, les animateurs de la motion «Droite populaire», signée notamment par l’ancien ministre Thierry Mariani, et de la motion «Demain la droite» (lancée par le jeune Franck Allisio) ont déposé leurs projets au siège de l'UMP.