Pour Cécile Duflot, le droit de vote des étrangers sera en place en 2013

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Publié le 18 septembre 2012.

POLITIQUE - «C'est une nécessité, c'est une promesse du président de la République» a rappelé la ministre du Logement...

Quand un ministre contredit un autre... Manuel Valls lundi expliquait que le droit de vote des étangers n'était pas «une revendication» forte de société et laissait entrevoir un renoncement sur le sujet, Cécile Duflot mardi, a annoncé l'inverse. La ministre du Logement, a assuré mardi sur France Inter que l'élargissement du droit de vote aux étrangers non communautaires lors des élections locales serait mis en oeuvre en 2013.

Un autre ministre, Alain Vidalies (PS, Relations avec le Parlement), a parlé lui aussi de 2013, sur BFMTV, mais en ajoutant «probablement». «C'est une nécessité, c'est une promesse du président de la République, ce sera fait l'année prochaine», a assuré la responsable d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), interrogée sur le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

«C'est une nécessité finalement assez simple puisque ça fait des années que les étrangers communautaires - les Portugais, les Espagnols qui vivent en France...- peuvent voter pour les élections municipales».

«Le président de la République a dit que ce serait en 2013, ce sera en 2013», pour application en 2014, a-t-elle ajouté. Interrogée sur les réserves de Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, jugeant que ce n'est pas «une revendication forte» de la société, ni un «élément puissant d'intégration», Cécile Duflot a tranché: «Ca fait quelques années que c'est une revendication forte ET un élément puissant d'intégration».

«La question reste entière: comment faire?»

«Maintenant, c'est une évidence pour tout le monde et une fois qu'on aura passé ce cap-là, on s'étonnera de ne pas l'avoir fait plus tôt», a-t-elle assuré.

Pour sa part, Alain Vidalies a déclaré: «L'engagement présidentiel sera tenu avant la fin de la législature et probablement au cours de l'année 2013 pour les élections de 2014. C'est ce qu'a toujours dit François Hollande et aujourd'hui il le confirme et nous confirmons que cet engagement sera tenu, même s'il existe des difficultés car il ne suffit pas de rappeler que nous sommes d'accord sur le principe».

«La question reste entière: comment faire?», a dit le ministre chargé des Relations avec le Parlement. «Notamment parce que la majorité qualifiée, nécessaire devant le Congrès, n'est pas aujourd'hui assurée, une majorité des 3/5e et donc chaque jour nous travaillons pour essayer, au-delà de la gauche, de trouver des républicains qui viendraient soutenir cette démarche».

© 2012 AFP
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