PS: Le nom du Premier secrétaire annoncé ce mercredi, Harlem Désir pressenti

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Publié le 12 septembre 2012.

GAUCHE - Le «meccano» autour du successeur de Martine Aubry –qui devrait être Harlem Désir– pose problème. L'annonce est une nouvelle fois repoussée...

Le jeu de dupes continuera donc jusqu'au bout dans les coulisses de Solferino en vue de la succession de Martine Aubry. Mardi, en fin d'après-midi, l'entourage de la Première secrétaire a confirmé à 20 Minutes que le nom du successeur ne serait finalement annoncé que mercredi. Jean-Marc Ayrault et Aubry devraient avoir «un dernier contact», mardi soir. Il semblerait pourtant qu’un fragile consensus ait émergé dès la fin du week-end dernier autour du nom du futur premier signataire de la motion majoritaire, soit le futur Premier secrétaire. «Le nom, on l’a», assure-t-on dans l’entourage de Martine Aubry, l’une des principales décisionnaires avec Jean-Marc Ayrault. Harlem Désir l’aurait emporté par défaut face à Jean-Christophe Cambadélis. Reste en fait à monter tout le «meccano» autour du nom de ce Premier secrétaire. Et c’est là que ça coince, retardant d’autant l’annonce officielle du nom du futur patron du PS, puisque c’est un «package» qui se négocie actuellement et non un simple ticket.

Au doigt mouillé et au rapport de forces

«C’est assez moche ce qu’il se passe. Après le succès des primaires, on n’est pas capable de faire une annonce claire sur le nom du futur Premier secrétaire à quelques heures seulement du dépôt des motions. Surtout que l’on s’écharpe en ce moment pour quelques places au sein du conseil national, un organisme où l’on ne vote même pas», grince un cadre du parti, effaré par la situation interne. «Ou alors c’est le charme du bureau national du mardi», lâche-t-il désabusé.

C’est bien l’enjeu de ces dernières heures de négociations: contenter chacun des courants et des chapelles socialistes en réservant des places dans les instances nationales selon leur poids réel ou supposé. Or, cette fois, la tambouille interne se fait légèrement au doigt mouillé et au rapport de forces: il n’y aura pas de vote des militants pour régler la répartition à la proportionnelle car, à situation exceptionnelle –le PS est au pouvoir–, congrès exceptionnel -peu de motions devraient être présentées au vote des adhérents en novembre prochain, pipant les dés par avance.

«Chaque chef à plumes veut sa part du gâteau, notamment Peillon, Moscovici et bien sûr Le Foll [pour les hollandais”]», raconte un socialiste. Quant à Valls, «il ne représente rien». Et Montebourg? «Il a lâché ses troupes, il ne s’est pas organisé après la primaire comme il l’avait promis.» Et «Martine est la plus gourmande. De toute façon, elle ne s’en est jamais cachée: elle veut influer sur le parti dans les années à venir.» Elle veut surtout placer en numéro 2 Guillaume Bachelay.

Les «poètes» aux commandes

Reste le cas de la gauche de la gauche. Qui se divise avant ce congrès. Ce mardi matin, un proche de Hamon tenait pour sûr que Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel allaient présenter une motion. Une information donnée par Le Monde en début d’après-midi puis confirmée par l’AFP, qui précise que cette motion agrège également la contribution de Julien Dray. Mais pour ce député, cela ne règle pas la question des «hamonistes», alors que tous étaient partis sous la même bannière au congrès de Reims en 2008, obtenant un joli 18%. «Benoît n’est pas content du tout du sort qui nous est réservé» dans les négociations, dit-on, et il brandirait la menace d’un dépôt de motion.

La motion, c’est l’arme de dissuasion massive. Les «hollandais» l’ont sortie un temps pour écarter l’hypothèse Cambadélis. Car le camouflet serait dévastateur pour l’autorité de Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault si d’autres motions de ténors étaient déposées. Hamon et ses proches jouent cette carte dans ces négociations de dernière minute. Ils veulent bien se ranger derrière la motion majoritaire mais il faut une récompense en échange. «S’ils ne lâchent pas, notre motion est prête, nous la déposerons avec la signature de Hamon», assure-t-on dans son entourage.

L’heure limite des dépôts, c’est ce mardi soir minuit. Mais une motion peut être retirée pour fusionner avec une autre lors du conseil national de mardi après-midi. Nul doute que les tractations continueront jusque-là. Et même après le congrès. Car si la motion menée par Emmanuel Maurel  - pour l’instant, la seule concurrente à celle du rassemblement- fait plus ou moins que le «score imaginé par les poètes [lceux qui au PS chiffrent les rapports de forces internes, Ndlr], il faudra rééquilibrer», imagine-t-on déjà au PS.

Maud Pierron avec Matthieu Goar
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