Montebourg juge PSA en réelle difficulté, selon un syndicaliste

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Publié le 11 septembre 2012.

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a déclaré mardi que le groupe automobile PSA Peugeot Citroën était "réellement en difficulté" et avait besoin d'une "restructuration", a rapporté à l'AFP Franck Don (CFTC), à l'issue de la remise du rapport Sartorius.

"M. Montebourg vient de dire clairement que PSA est réellement en difficulté et a besoin de restructuration", a-t-il déclaré, ajoutant que "le ministre propose une négociation tripartite (Etat, syndicats, direction) pour rediscuter du plan social", qui prévoit 8.000 suppressions de postes.

"Le ministre a clairement dit que PSA était dans une situation extrêmement difficile et qu'il fallait absolument avoir une responsabilité économique et se mettre autour d'une table" pour en discuter, a précisé devant la presse le délégué central CFTC, après près de trois heures de réunion à Bercy en présence du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

"Donc la position (d'Arnaud Montebourg) du mois de juillet est aux oubliettes", conclut M. Don.

Pour Gérard Ségura, maire PS d'Aulnay-sous-Bois, où PSA représente l'un des plus gros employeurs de Seine-Saint-Denis, la perspective de négociations tripartites laisse "la fenêtre entrouverte pour affiner les propositions du groupe" sur la restructuration, des propositions qui "ne sont pas la fin de l'histoire", selon lui.

Concernant les projets de revitalisation évoqués par Peugeot pour Aulnay après 2014, M. Ségura a estimé que "les propositions ne sont pas précises". "Quelle sera la nature des emplois proposés? Dans quel délai? Nous n'avons pour l'instant pas d'informations", dit-il.

Aucune date n'a encore été prévue pour la première réunion tripartite proposée mardi.

Dans un rapport remis mardi au ministre du Redressement productif en présence des organisations syndicales, Emmanuel Sartorius souligne que la direction de PSA Peugeot Citroën a multiplié depuis 20 ans des erreurs stratégiques qui rendent aujourd'hui inévitable et "urgente" sa restructuration.

Il souligne aussi les difficultés de la direction "à établir un vrai dialogue sur la stratégie de l'entreprise avec les partenaires sociaux" et appelle à "un dialogue social exemplaire" pour la mise en oeuvre du plan social.

La fermeture programmée de l'usine d'Aulnay-sous-Bois est la mesure la plus spectaculaire du vaste plan de restructuration annoncé en juillet et qui prévoit en tout 8.000 suppressions de postes. L'usine de Rennes La Janais sera également touchée avec 1.400 suppressions de postes prévues.

Le président François Hollande avait alors affirmé que le plan était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié".

© 2012 AFP
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