Le poker en ligne fait un carton en France

TENDANCE Depuis l'ouverture du marché des jeux en ligne, début juin, les Français ont misé 2,3 milliards d'euros sur les sites de poker...

Mathieu Sustrac

— 

Deux millions de comptes pour parier ou jouer au poker ont été ouverts depuis le 8 juin.

Deux millions de comptes pour parier ou jouer au poker ont été ouverts depuis le 8 juin. — S. POUZET / 20 MINUTES

Jean-François Vilotte, le président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), a fait sensation en dévoilant que 2,3 milliards d'euros avaient été joués sur les sites agrées de poker en ligne. En moins d'un trimestre, il estime que ce montant prouve «une migration de la demande vers l’offre légale et contrôlée».

Le cash game en tête

Ce chiffre mis au grand jour lors d'un entretien avec le Parisien se décompose en deux secteurs. Le cash game [chaque jetons a un équivalent en argent et vous pouvez jouer tant que vous pouvez en acheter] se taille la part du lion avec 2,1 milliards d'euros misés. Ce fond de commerce des opérateurs ne laisse que 200 millions de mises pour les tournois [on vous donne un nombre de jetons contre un droit d'entrée et vous êtes éliminé quand vous n'en avez plus].

Le président de l'Arjel explique que «la somme peut paraître énorme mais il faut savoir que pour 1 euro déposé sur un compte, chaque joueur en mise en moyenne 20 au cours des différentes parties auxquelles il participe. Si bien que pour approcher la dépense réelle des joueurs, il faut diviser ce chiffre au minimum par 20». C'est donc probablement environ 125 millions que les Français ont investis dans le poker en ligne depuis l'ouverture du marché.

«Des dispositifs de prévention»

Les paris sportifs [295 millions d'euros misés] et hippiques [261 millions d'euros] ont eux aussi le vent en poupe, ce qui oblige les autorités à la plus grande vigilance. «La loi prévoit des dispositifs de prévention. Une attention particulière sera portée au poker, notamment au sein de la commission spécialisée mise en place la semaine dernière et comprenant des psychologues, des addictologues et des spécialistes de l’économie des jeux», termine le président de l'Arjel.

Mots-clés :