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Plongée dans le Musée océanographique de Monaco

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«Connaître, aimer et protéger les océans»: la devise du Musée, inauguré en 1910, est plus que jamais d’actualité. A l’époque de sa création, le Prince Albert 1er voulait en faire un outil de vulgarisation du savoir scientifique. «Par le biais de la connaissance, on ne peut être que tous égaux», déclarait son altesse. Aujourd’hui, le Musée garde son rôle de médiateur entre le public, les scientifiques, les marins et les politiques, tout en mettant l’accent sur les menaces qui pèsent sur les océans dans des expositions, comme celle sur la Méditerranée qui a marqué l’année 2012.
Dressé face à la Méditerranée, le Musée océanographique de Monaco surveille de
près les mers du globe. A la fois aquarium et musée retraçant les 28 campagnes océanographiques
de son fondateur, le prince Albert 1er (1848-1922), cette
institution monégasque recèle des trésors scientifiques et des histoires
d’hommes amoureux des mers. A.Chauvet / 20 Minutes

Dressé face à la Méditerranée, le Musée océanographique de Monaco surveille de près les mers du globe. A la fois aquarium et musée retraçant les 28 campagnes océanographiques de son fondateur, le prince Albert 1er (1848-1922), cette institution monégasque recèle des trésors scientifiques et des histoires d’hommes amoureux des mers.

Publié le 09 Janvier 2013
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  • Dressé face à la Méditerranée, le Musée océanographique de Monaco surveille de
près les mers du globe. A la fois aquarium et musée retraçant les 28 campagnes océanographiques
de son fondateur, le prince Albert 1er (1848-1922), cette
institution monégasque recèle des trésors scientifiques et des histoires
d’hommes amoureux des mers.
  • «Connaître, aimer et protéger les océans»: la devise du Musée,
inauguré en 1910, est plus que jamais d’actualité. A l’époque de sa création,
le Prince Albert 1er voulait en faire un outil de vulgarisation du
savoir scientifique. «Par le biais de la connaissance, on ne peut être que tous
égaux», déclarait son altesse. Aujourd’hui, le Musée garde son rôle de
médiateur entre le public, les scientifiques, les marins et les politiques,
tout en mettant l’accent sur les menaces qui pèsent sur les océans dans des
expositions, comme celle sur la
Méditerranée qui a marqué l’année 2012.
  • Le bâtiment de 85m de hauteur à flanc de rocher est un
véritable temple des mers: tout, des luminaires aux vitraux, en passant par les
boiseries et les marbres, porte un symbole marin.  Au détour d’un escalier on découvre un
bénitier, en baissant les yeux on tombe sur une mosaïque représentant des
crabes ou des poissons des abysses, et cet immense calamar n’est pas là pour
faire joli: il a été une des preuves qui ont permis de déclarer fausse la théorie
azoïque qui dominait au 19e siècle et selon laquelle il n’y
avait pas de vie au-delà de 500m de profondeur. 
  • «J’ai voulu relier dans un même éclat les forces directrices
de notre civilisation qui sont l’art et les sciences». Cette phrase du prince
Albert 1er trouve sa traduction dans le cabinet de curiosités
imaginé par l’artiste américain Mark
Dion. En fouillant les archives du Musée, en arpentant ses salles et en
dénichant de vieux objets oubliés, l’artiste a créé ce cabinet insolite qui offre une autre lecture du Musée.
  • Et fait parfois un peu peur: les fantasmes sur les
créatures mystérieuses qui hantent les mers ont la peau dure.
  • Cette créature-là est en revanche bien réelle: il s’agit
d’un spécimen unique de calmar à écailles découvert aux Açores en 1895, lors
d’une campagne océanographique à bord du bateau Princesse Alice. On ignore
pourquoi il porte des écailles, et aucun autre calmar de la sorte n’a été
découvert par la suite.
  • Encore une découverte réalisée grâce aux nasses descendues à
plus de 6.000m de profondeur: le Grimaldichtys Profundissimus est un petit
poisson des grands fonds. Pour aller chercher les espèces vivant dans les
abysses, il fallait plusieurs heures de manœuvre pour descendre les nasses,
constituées de plusieurs petites nacelles permettant d’isoler les prédateurs de
leurs proies. 
  • Des scientifiques ont profité des expéditions du prince monégasque pour plancher sur toutes les bestioles qui peuplent les
océans. Ainsi, Charles
Richet, un physiologiste français, a reçu le prix Nobel de médecine en 1913
pour la description de l’anaphylaxie,
une réaction allergique, en étudiant les méduses lors des expéditions organisées
par Albert 1er.
  • Regardez bien ces boules: si vous en trouvez une en bord de
mer, merci de la renvoyer au Musée océanographique. Pour étudier les courants, Albert 1er a lancé 1.675 flotteurs de la sorte de l’Amérique
à l’Europe, contenant un message écrit dans neuf langues. Environ 16% d’entre
eux ont été  découverts, ce qui a permis
d’affiner la cartographie du Gulf stream. 
  • Dans la grande salle qui abrite un cachalot de 20m viendra
s’installer au printemps une exposition sur les requins. Fini les moulages, le
musée se met au goût du jour: le «Liquid galaxy» de Google permettra aux
visiteurs de
plonger dans les mers via sept écrans géants, d’obtenir des informations,
de regarder des films… 
  • Mais au Musée, les plus curieux ne sont pas toujours à l'extérieur des aquariums. Le Saint-Pierre,
un poisson commun sur les étals des poissonniers, cache une curiosité
insatiable. L’un d’eux s’est fait une petite ampoule sous la bouche à force de se
frotter à la vitre de son aquarium pour observer les personnes qui s’en
approchaient. Pour éviter que sa curiosité ne lui nuise, le Musée a dû ruser:
recouvrir toute source lumineuse qui pourrait attirer le Saint-Pierre vers la
vitre, recouvrir les bassins d’un sac poubelle ou encore doter l’aquarium d’un
film sans tain.
  • Le nouveau bassin des requins est fourni par une entreprise
japonaise, Nippura, spécialiste des
aquariums. C’est déjà elle qui a produit la grande vitre du bassin
tropical, épaisse de 34cm et haute de 6m pour 8m de largeur. Tellement grande
qu’elle ne passait pas dans les escaliers: il a fallu ouvrir le plancher pour
la glisser, comme une lettre à la poste. Mais cela valait la peine pour que les
carangues, les raies et une
tortue marine, donnée il y a une vingtaine d’années par la douane après une
saisie, s’y plaisent. Le bassin est en fait coupé en deux pour reproduire au
mieux les conditions de vie des animaux, selon la profondeur qu’ils
préfèrent. Des éclairages HQI reproduisent la lumière du soleil pour les coraux, tandis
que les eaux sont maintenues à 23,5°C d’un côté et 25°C de l’autre. Des
plongeurs nettoient les vitres une à deux fois par semaine.
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