Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, le 29 août 2012.
Delphine Batho, ministre de l'Ecologie, le 29 août 2012. - LAURENT ETIENNE/SIPA

Reuters

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), la plus vieille centrale nucléaire française, sera fermée le plus tôt possible et dans le dialogue social conformément à l'engagement pris par François Hollande lors de la campagne présidentielle, déclare Delphine Batho dans un entretien au Journal du Dimanche. 

A la suite de l'incident chimique qui s'est produit mercredi dernier dans le bâtiment réacteur de la centrale, des écologistes ont réclamé une accélération de la fermeture de la centrale, promise par François Hollande avant la fin de son mandat. 

Une fermeture «le plus tôt possible»

«L'engagement sera tenu, Fessenheim sera fermée», assure la ministre de l'Ecologie et de l'Energie. «Le but est de le faire dans le dialogue social, en garantissant l'approvisionnement énergétique de la région et en préservant les emplois, le plus tôt possible et au plus tard en 2017.»

«Nous discuterons du calendrier précis lors du débat sur la transition énergétique qui commencera en novembre et s'achèvera avant le premier semestre 2013», poursuit-elle. «Ce débat se conclura par une loi de programmation pour la transition énergétique que nous ferons voter avant la fin de l'année 2013.»

Vendredi, la ministre de l'Ecologie avait indiqué que le calendrier précis de la fermeture de la centrale serait discuté lors de la conférence environnementale qui doit se tenir les 14 et 15 septembre.

Cette conférence «n'est pas un nouveau Grenelle», souligne Delphine Batho, dans les colonnes du JDD. «On n'est pas sur un coup de com' en début de quinquennat qui sera dilué puis oublié en cours de route. Nous engageons un processus sérieux et durable. La conférence environnementale sera annuelle. Chaque année, on pourra faire le bilan des engagements pris et mettre de nouveaux sujets sur la table.»