La plus ancienne centrale nucléaire d'Espagne, à Garoña, près de Burgos (nord), cessera son activité en juillet 2013, l'exploitant ayant renoncé à demander le renouvellement de son autorisation, une nouvelle saluée par les écologistes.
La plus ancienne centrale nucléaire d'Espagne, à Garoña, près de Burgos (nord), cessera son activité en juillet 2013, l'exploitant ayant renoncé à demander le renouvellement de son autorisation, une nouvelle saluée par les écologistes.

© 2012 AFP

La plus ancienne centrale nucléaire d'Espagne, à Garoña, près de Burgos (nord), cessera son activité en juillet 2013, l'exploitant ayant renoncé à demander le renouvellement de son autorisation, une nouvelle saluée par les écologistes.

Nuclenor (contrôlée à parts égales par Iberdrola et Endesa) a indiqué mercredi au ministère de l'Industrie qu'elle n'était "pas en conditions pour solliciter le renouvellement de l'autorisation d'exploitation de la centrale nucléaire de Santa Maria de Garoña", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Mercredi était la date limite pour Nuclenor pour demander une prolongation jusqu'en 2019 de cette centrale, suite au feu vert donné en juillet par le gouvernement espagnol.

L'exploitant avait demandé un délai, que le gouvernement a refusé de lui accorder, évoquant son incertitude concernant "les nouvelles conditions qui pourraient être établies pour l'activité de production nucléaire, dans le cadre de la réforme énergétique qui doit être approuvée par le gouvernement".

Cette réforme, attendue dans les prochains mois, est redoutée par les professionnels du secteur car elle doit notamment modifier les tarifs et les taxes imposées aux différentes sources d'énergie.

La centrale de Garoña, mise en service en 1971, est la plus vieille en activité dans le pays.

L'annonce de sa possible prolongation avait soulevé la colère des organisations écologistes, dont Greenpeace, qui réclamaient depuis plusieurs années la fermeture de cette centrale, présentée comme la "soeur jumelle" de la japonaise Fukushima, frappée en mars 2011 par un accident nucléaire gravissime.

Dans un communiqué, Greenpeace se félicite jeudi du retournement de situation: "la décision des groupes électriques (Ibedrola et Endesa, ndlr) de ne pas solliciter la prolongation démonte l'échec économique de l'énergie nucléaire, malgré les soutiens du gouvernement".

Grâce à cela, "le 6 juillet 2013, le permis d'exploitation de Garoña expirera".

L'organisation appelle dimanche à une nouvelle manifestation près de la centrale pour réclamer sa fermeture immédiate et définitive.

Le parc nucléaire espagnol compte au total six centrales et huit réacteurs.