Les prix alimentaires pourraient flamber d'ici à 2030, alarme Oxfam

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Publié le 5 septembre 2012.

CLIMAT - Les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que sécheresses et inondations, pourraient faire plus doubler les prix des céréales notamment...

Aurions-nous sous-estimé l’impact du réchauffement climatique sur nos assiettes? Selon l’ONG internationale Oxfam, le prix moyen des denrées de base pourrait plus que doubler d’ici à 2030 et «la moitié de cette augmentation pourrait être causée par le changement climatique». Les prix du maïs pourraient augmenter de 177% par rapport à ceux de 2010, ceux du blé de 120% et ceux du riz de 107%, chiffre Oxfam dans son rapport «La Terre se réchauffe, les prix flambent». 

Des événements «extrêmes» aux conséquences lourdes

Selon Tim Gore, en charge du changement climatique à Oxfam, «l’augmentation des températures et la modification des régimes de précipitations freinent la production agricole et poussent constamment les prix à la hausse». Mais plus que ces changements sur le long terme auxquels les agronomes pourraient trouver des palliatifs, ce sont les événements «extrêmes» telles que les pluies torrentielles, les sécheresses, les canicules ou les inondations qui pourraient provoquer les plus fortes explosions de prix.

«Des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que la sécheresse qui s’est abattue sur les États-Unis, peuvent anéantir des récoltes entières et déclencher des envolées vertigineuses des prix alimentaires», rappelle Tim Gore. Ainsi, la modélisation utilisée par Oxfam suggère qu’un ou plusieurs événements climatiques extrêmes survenus durant la même année «pourraient donner lieu à des flambées des prix d’une ampleur comparable à vingt années de hausse des prix sur le long terme.»

Les plus pauvres seront les plus impactés

Ainsi, si une nouvelle sécheresse survenait aux États-Unis en 2030, le prix du maïs «pourrait augmenter de 140 % par rapport au prix moyen des denrées alimentaires de 2030», estime Oxfam. De la même manière, sécheresses et inondations en Afrique australe «pourraient augmenter de 120% le prix à la consommation du maïs et d’autres céréales secondaires». Enfin, «une sécheresse généralisée en Inde et d’importantes inondations dans toute l’Asie du Sud-est pourraient entraîner une hausse de 22 % du cours du riz sur le marché mondial, ce qui générerait des envolées des prix nationaux pouvant atteindre 43 %. Cette flambée des prix s’ajouterait à l’augmentation progressive enregistrée à plus long terme dans des pays importateurs de riz tels que le Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique», chiffre Oxfam. 

Pour Tim Gore, il est urgent d’agir contre le changement climatique si l’on ne veut pas mettre en péril les ressources alimentaires du monde, et éviter des famines. «Nous ressentirons tous les effets d’une flambée des prix, mais les populations les plus démunies – qui doivent parfois consacrer jusqu’à 75% de leurs revenus à l’alimentation – seront, quant à elles, touchées de plein fouet», rappelle-t-il.

Audrey Chauvet
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