Illustration des fournitures scolaires pour la rentrée
Illustration des fournitures scolaires pour la rentrée - ROMAIN CHAMPALAUNE/SIPA

Audrey Chauvet

Un cahier 24x32 à petits carreaux et grande marge, un Stabilo vert pistache à pointe biseautée, un classeur à rabats volants numérotés… A la liste de fournitures parfois cryptique s’ajoute cette année le décodage des écolabels sur les fournitures scolaires. La plupart des cahiers ou stylos arborent désormais des logos attestant de leur respect de l’environnement. Mais que veulent-ils dire exactement?

Bon aussi pour la santé

A en croire l’Ademe, on peut acheter les produits écolabellisés «les yeux fermés». Cahiers, carnets, intercalaires, copies doubles, mais aussi stylos, marqueurs, feutres de coloriage, surligneurs, crayons, porte-mines et gommes sont concernés par ces labels. Il en existe deux principaux: l’écolabel européen, représenté par une petite fleur entourée des étoiles du drapeau de l’Union européenne, et la norme NF Environnement, dont le logo ovale et bleu est orné d’une feuille verte. Leurs critères sont sensiblement identiques et concernent tout le cycle de vie du produit. 

Murielle Gauvain, chargée des écolabels à l’Afnor, décrypte ce qui se cache derrière la norme NF Environnement apposée sur un cahier: «On va déjà s’intéresser aux matières premières: les fibres sont soit recyclés, soit vierges mais issues de forêts gérées durablement. Ensuite on regarde la consommation d’énergie et les rejets dans l’eau et l’air de l’usine qui fabrique les cahiers. Enfin, sur le  produit fini, nous avons des critères concernant les substances dangereuses. Par exemple, le label interdit le blanchiment du papier au chlore. Il y a aussi des exigences en terme de qualité, notamment la résistance du papier, et sur la fin de vie avec la possibilité de recycler les produits.» Outre l’aspect environnemental, le label NF Environnement est aussi un gage de non nocivité des produits. Fini de sniffer la colle: les glues labellisées sont sans composés organiques volatils  et sans phtalates.

Pas de cartables écolabellisés

Les labels, s’ils sont attribués par un organisme certificateur indépendant, restent de l’initiative des industriels. Une démarche volontaire qui n’est pas encore adoptée par tout le monde: «Un certain nombre de produits ne sont pas couverts: les cartables ou les peintures scolaires par exemple», note Murielle Gauvain.  Les référentiels, issus de négociations entre industriels, associations de consommateurs et de protection de l’environnement, distributeurs et pouvoirs publics, restent donc à élaborer pour ces produits.

Pour les consommateurs dont l’étiquette de prix reste le principal critère d’achat, pas de panique assure Murielle Gauvain: «La CLCV, une association de consommateurs, a fait une étude comparative de prix sur cinq produits. S’il n’y a quasiment pas d’écolabels sur les premiers prix, les marques de distributeurs restent un choix intéressant car les produits écolabellisés sont au même prix que ceux qui ne le sont pas.»