La traversée de Paris à la nage, qui avait été annoncée pour le 2 septembre à l'initiative d'une association, n'a pas obtenu de feu vert de la préfecture de police de Paris (PP), a annoncé cette dernière lundi.
La traversée de Paris à la nage, qui avait été annoncée pour le 2 septembre à l'initiative d'une association, n'a pas obtenu de feu vert de la préfecture de police de Paris (PP), a annoncé cette dernière lundi. - Jean Ayissi afp.com

avec AFP

La traversée de Paris à la nage, qui avait été annoncée pour le 2 septembre à l'initiative d'une association, n'a pas obtenu de feu vert de la préfecture de police de Paris (PP), a annoncé cette dernière lundi.

Dans un communiqué, la PP invoque d'une part la «qualité insuffisante» de l'eau de la Seine pour la baignade «malgré une nette amélioration», le fait que l'épreuve aurait «totalement perturbé la navigation sur bief de Paris» d'autre part.

Dans le premier cas, elle précise qu'un «risque sanitaire élevé» existe en se référant à un avis de l'Agence régionale de santé (ARS). Dans le second cas, qu'un arrêt de la navigation de plus de quatre heures, le temps de l'épreuve, aurait été nécessaire et que des navires auraient pu en outre «se retrouver en conflit avec des nageurs».

Course mythique

La traversée de Paris à la nage, une course populaire mythique née au début du XXe siècle et qui avait disparu depuis la Seconde Guerre mondiale, devait renaître le 2 septembre à l'initiative d'une association présidée par l'ancien champion de natation Stephan Caron, avait-elle annoncé en mai. La traversée de la capitale par la Seine - où la baignade est habituellement interdite en raison des courants et de la navigation, mais plus en raison de la qualité de l'eau, selon la ville de Paris - devait offrir deux parcours de 2,5 et 10 km.

La participation était limitée à 300 personnes pour les 10 km et à 3.000 pour le plus petit parcours, selon Laurent Neuville, ancien nageur et membre de l'association Paris Swim, qui escomptait la participation de plusieurs nageurs français de haut niveau. La PP dit avoir été saisie le 24 mai d'une «demande de dérogation» aux règles en vigueur sur la Seine pour la manifestation. Celle-ci a fait l'objet d'une «analyse très attentive sous l'angle de la sécurité des nageurs», dit-elle dans son communiqué.