J'ai testé l'ebike de Smart

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Publié le 12 juillet 2012.

VELO - Se croire sur le Tour de France en pleine ville, c'est possible avec le coup de pouce d'un moteur électrique...

C’est l’iPhone du vélo. Smart, la petite marque branchée et citadine de Mercedes, se lance dans le deux-roues avec un vélo électrique baptisé «ebike». Commercialisé dès juillet dans le réseau Smart, ce «it-vélo» haut de gamme vise les bobos citadins qui ont envie de pédaler sans trop peiner. 20Minutes a enfilé son cycliste et a testé pour vous ce nouveau venu sur le marché des vélos électriques.

On recharge son smartphone en pédalant

De prime abord, rien d’extraordinaire à ce vélo au look sportif. Son cadre qui rappelle un VTT évoque plus la balade dominicale que le trajet maison-bureau en tailleur jupe ou en costume cravate. «Le cadre est unisexe et adapté pour les personnes de 1,60m à 1,90m», explique Sébastien Degueurce, attaché de presse chez Mercedes-Benz France. Coiffé d’un casque, même s’il n’est pas obligatoire, on enfourche donc le vélo. Le cadre pourrait être plus pratique: il faut quand même lever haut la jambe pour l’enfourcher. Mesdames, oubliez la jupe droite.

Le vélo démarre dès qu’on branche l’écran, situé au milieu du guidon. Simple d’utilisation et de lecture, il permet de visualiser le niveau d’assistance souhaité, la récupération d’énergie durant les freinages pour recharger la batterie électrique et les kilomètres parcourus. «L’écran sert aussi de sécurité car si on l’enlève, on ne peut plus démarrer le vélo», précise Sébastien Degueurce. Doté d’un port USB, cet écran permet aussi de brancher son smartphone pour le recharger ou pour utiliser l’application, disponible en septembre, qui permettra d’avoir un GPS ou un système de localisation du vélo pour les têtes en l’air qui ne se rappelleraient plus où elles l’ont garé.

A l’aise dans les côtes

Batterie chargée, écran installé, on démarre. Les doigts dans le nez: avec trois vitesses et quatre niveaux d’assistance électrique, on est vraiment libre de se faire aider dans les côtes ou de faire un peu de sport en choisissant le mode récupération pour que le vélo oppose une résistance au pédalage. En mettant l’assistance au niveau 3, on monte déjà les côtes à l’aise et on peut se la jouer maillot à pois sur le Ventoux à Montmartre.  On ne sent pas non plus que le vélo pèse tout de même 26,1kg.

Seul hic: pour augmenter l’assistance, il faut appuyer sur l’écran et donc lâcher le guidon. Pas très prudent. En revanche, l’aide du moteur de 250 watts, situé dans la roue arrière, est bien équilibrée: on n’a pas l’impression de pédaler dans la semoule, on ne démarre pas à toute allure et on maîtrise sa vitesse sans problème. Appréciable en ville quand il faut se faufiler entre les voitures ou piler devant un piéton. De toute façon, l’ebike est bridé à 25km/h.

De retour à la maison, on peut enlever la batterie pour la recharger: compter 5h pour une charge complète, qui permet de faire 100km. Et surtout, on n’oublie pas de bien verrouiller l’anti-vol (non fourni avec le vélo): la petite merveille coûte 2.900 euros.

Audrey Chauvet
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