Les députés néerlandais ont adopté jeudi une proposition de loi prévoyant l'interdiction des élevages de visons à partir de 2024 aux Pays-Bas.
Les députés néerlandais ont adopté jeudi une proposition de loi prévoyant l'interdiction des élevages de visons à partir de 2024 aux Pays-Bas. - Jean-Pierre Muller afp.com

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Les députés néerlandais ont adopté une proposition de loi prévoyant l'interdiction des élevages de visons à partir de 2024 aux Pays-Bas, a-t-on appris de source parlementaire.

"Une nouvelle proposition de loi a été approuvée", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la chambre basse du parlement néerlandais.

Le texte, qui doit encore être voté par le Sénat, prévoit la fermeture des 161 fermes qui élèvent des visons pour leur fourrure aux Pays-Bas, troisième producteur mondial. Celle-ci est assortie d'une indemnisation des éleveurs.

Une première proposition de loi, déposée en 1999 et qui prévoyait la fermeture de tous les élevages de visons d'ici à 2018 avait été adoptée par la chambre basse en 2008, mais rejetée ensuite par le sénat.

Selon Wil Verhagen, directeur de la Fédération néerlandaise des éleveurs d'animaux à fourrure (NFE), les indemnisations prévues dans la proposition de loi votée jeudi par les députés sont insuffisantes et ne couvrent que les coûts de fermeture des élevages.

"C'est une mauvaise loi et cela restera une mauvaise loi parce qu'elle ne prévoit pas des compensations honnêtes pour les dommages que nous allons subir en tant qu'éleveurs d'animaux à fourrure", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les 161 élevages de visons aux Pays-Bas font travailler 1.625 personnes et génèrent un chiffre d'affaires annuel de 200 millions d'euros, selon la NFE.

Avec 4,5 millions de fourrures par an, les Pays-Bas occupent le troisième rang mondial derrière la Chine (10 à 15 millions) et le Danemark (14 millions), selon la NFE. La production est essentiellement exportée.

L'élevage de renards et de chinchillas est déjà interdit aux Pays-Bas depuis 2008.