Vue d'une bambouseraie.
Vue d'une bambouseraie. - DeeDee DeGelia & Brent /REX/SIPA

Audrey Chauvet

Le carrelage craque, un bambou apparaît et pousse, pousse, pousse… Ce n’est pas le scénario d’un film de science-fiction mais le quotidien de Akim Drani, un habitant de Flesselles, dans la Somme. Dans son salon, des bambous de plus de deux mètres ont poussé: «Il y a un an, on s'est rendu compte que le carrelage craquait et qu’il commençait à y avoir des fissures. On se demandait bien ce qui se passait là-dessous », explique-t-il au Courrier Picard.

Plus possible de se rendre à l’étage de la maison

La famille Drani s’est alors rendu compte que c’étaient les bambous du voisin qui proliféraient jusque chez eux. Il ne s’agissait alors que de racines. Mais au retour de vacances, les Drani ont eu un choc en ouvrant la porte de leur maison: «Il y avait des bambous partout dans le séjour. Ca pousse tellement vite que les tiges ont atteint le plafond, et qu'elles nous empêchent d'accéder à l'escalier qui mène à notre chambre à l'étage», poursuit Akim Drani. Depuis, le couple dort dans le dressing, et le bambou pousse toujours, en attendant de trouver un compromis avec la mairie, qui a proposé de financer la destruction des envahisseurs, et l’assureur, qui «tente de minimiser les coûts» de remplacement du carrelage, déplore Akim Drani.

Les maudits bambous ont été plantés il y a dix ans près du mur du voisin, dont la maison appartient à la mairie. La pousse très rapide et la capacité de la propagation de la plante ont surpris tout le voisinage, et pour l’instant il n’y a pas grand-chose à faire sauf à traiter les arbres pour espérer les détruire: «Il faut les traiter en même temps. Attendre deux à trois semaines que le produit agisse. Et patienter six mois pour avoir la certitude que les bambous ne réapparaîtront pas. Car s'il reste une seule racine, ça repartira de plus belle.»