L'avion solaire expérimental Solar Impulse est arrivé vendredi soir à Rabat venant de Ouarzazate (sud), sur le chemin du retour vers son point de départ, la Suisse
L'avion solaire expérimental Solar Impulse est arrivé vendredi soir à Rabat venant de Ouarzazate (sud), sur le chemin du retour vers son point de départ, la Suisse - Claudio Leona afp.com

© 2012 AFP

L'avion solaire expérimental Solar Impulse est arrivé vendredi soir à Rabat venant de Ouarzazate (sud), sur le chemin du retour vers son point de départ, la Suisse, a constaté l'AFP.

L'avion qui avait décollé à 06H33 locale (07h33) de Ouarzazate, dans le sud marocain a atterri dans la capitale marocaine à 22H20 locale (23H20 GMT), sous les applaudissements de l'équipe du prototype et de responsables marocains.

"Magnifique, très beau vol", a lancé le pilote suisse André Borschberg à sa descente d'avion, à l'issue d'un vol de près de 14 heures sans une goutte de carburant.

Solar Impulse, premier avion du genre à effectuer un vol intercontinental, était parti le 24 mai de Payerne en Suisse. Il avait atterri le 5 juin à Rabat, après une escale à Madrid et avait gagné le 22 juin Ouarzazate, site choisi pour abriter la plus grande centrale solaire du monde, dotée d'une capacité de 500 MW à l'horizon 2015.

La date exacte de son retour en Suisse n'est pas connue pour l'instant.

L'avion avait été contraint le 13 juin de faire demi-tour à mi-chemin de cette route difficile entre Rabat et Ouarzazate, au pied de l'Atlas dans le sud marocain, en raison de vents forts.

Ce demi-tour avait constitué le seul incident durant ce périple entre l'Europe et l'Afrique du nord.

Ce premier vol intercontinental est considéré par l'équipe suisse de Solar Impulse comme un "essai" avant un tour du monde prévu en 2014.

Très fragile, cet oiseau des airs en fibre de carbonne -qui a le poids d'une petite berline et l'envergure d'un Airbus- est mû par quatre moteurs électriques, d'une puissance de 10 chevaux chacun, alimentés par 12.000 cellules photoélectriques couvrant son immense aile.

Le Maroc, qui importe la quasi-totalité de son énergie de l'étranger, ambitionne de développer ses propres capacités d'énergies renouvelables (éoliennes et solaires) grâce à ses côtes qui s'étendent de la Méditerranée à l'Atlantique et à son ensoleillement.

Le royaume devrait ainsi produire à terme quelque 4000 MW d'énergies renouvelables, pour moitié éolienne et moitié solaire.

L'équipe suisse de Solar Impulse a été associée dans cette aventure avec l'Agence marocaine de l'énergie solaire (Masen).

"Notre périple montre qu'il y a d'autres manières pour faire des économies d'énergie" avait indiqué à l'AFP la semaine dernière André Borschberg, cofondateur du projet avec Bertrand Piccard.