Le groupe nippon Toshiba s'apprête à construire un parc solaire réparti en plusieurs lieux de la ville de Minamisoma, dans la région du Japon dévastée par le tsunami le 11 mars 2011 et désormais désireuse de remplacer l'énergie nucléaire par des sources jugées moins dangereuses.
Le groupe nippon Toshiba s'apprête à construire un parc solaire réparti en plusieurs lieux de la ville de Minamisoma, dans la région du Japon dévastée par le tsunami le 11 mars 2011 et désormais désireuse de remplacer l'énergie nucléaire par des sources jugées moins dangereuses.

© 2012 AFP

Le groupe nippon Toshiba s'apprête à construire un parc solaire réparti en plusieurs lieux de la ville de Minamisoma, dans la région du Japon dévastée par le tsunami le 11 mars 2011 et désormais désireuse de remplacer l'énergie nucléaire par des sources jugées moins dangereuses.

Le conglomérat industriel a expliqué avoir signé un protocole pour la mise en place de systèmes photovoltaïques totalisant une puissance de 100 mégawatts dans cette agglomération située à une trentaine de kilomètres de la centrale de Fukushima mise en péril par le raz-de-marée.

Il s'agira de la plus puissante installation de ce type recensée au Japon.

Le tout devrait pouvoir alimenter quelque 30.000 foyers.

Dans un premier temps, une première tranche de 20 mégawatts sera mise en place afin de valider la faisabilité du projet.

Alors que des habitants reviennent progressivement et que les travaux de décontamination et reconstruction se précisent, la municipalité de Minamisoma souhaite créer un modèle de ville plus sûre, plus écologique et à fort rendement énergétique.

La mise en place des équipements solaires devrait débuter cette année pour une entrée en exploitation en 2014, selon Toshiba qui propose en outre toute une gamme de dispositifs pour distribuer et réguler l'électricité de façon plus rationnelle.

Une société spéciale devrait être créée pour financer la construction et assurer l'exploitation de la centrale solaire, entité qui sera ouverte à divers investisseurs japonais et étrangers.

Dernièrement, le groupe Kyocera avait annoncé la construction prochaine d'un parc solaire de 70 mégawatts permettant d'alimenter quelque 22.000 foyers dans la préfecture de Kagoshima (sud-ouest) et divers autres projets de différentes tailles sont en cours dans l'ensemble du pays.

Le Japon souffre actuellement d'un manque d'électricité à cause de l'arrêt de ses 50 réacteurs. Deux sont en voie de redémarrer, mais même si tous sont réactivés, la part de l'énergie nucléaire dans la production japonaise d'électricité ne recouvrera pas son niveau d'avant, qui se situait entre 25% et 30% du total du courant produit.