Rio+20: Brittany Trilford, 17 ans, la nouvelle voix de nos enfants

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Publié le 21 juin 2012.

INTERVIEW - Cette Néo-Zélandaise de 17 ans a pris la parole mercredi matin devant les délégations rassemblées au sommet de la Terre...

Elle n’a pas hésité, pas chevroté, pas buté sur une seule syllabe. Brittany Trilford, une lycéenne néo-zélandaise de 17 ans, a courageusement pris la parole ce mercredi matin dans la grande salle plénière du sommet des Nations unies sur le développement durable à Rio. Avec un naturel désarmant, elle a voulu secouer les délégations officielles venues assister à l’ouverture du sommet.

Pas trop impressionnant de parler devant toutes ces personnalités?

J’étais plus excitée qu’impressionnée! J’ai eu un peu de temps pour me familiariser avec la salle, donc ça allait.

Comment as-tu écrit ton discours?

Naturellement, comme la vidéo qui m’a permis de gagner le concours «Date with history», organisé par Tcktcktck et de venir parler aujourd’hui. J’ai repris les idées et les principes qui me sont venus en premier à l’esprit et je me suis inspirée des jeunes que j’ai rencontrés ici, de leur colère et de leur déception. J’ai beaucoup à dire sur le futur que nous voulons. C’était une opportunité de partager ça avec les dirigeants du monde et les futurs dirigeants.

T’es-tu inspirée du discours de Severn Suzuki, qui t’a précédée lors du premier sommet de la Terre en 1992?

J’ai été très inspirée par Severn. Elle n’avait que douze ans et elle disait des vérités dures à entendre. C’était sa simplicité qui a capté l’attention de tout le monde. C’est ce que je voulais faire: simple et réaliste.

Toi aussi tu as dis des choses dures dans ton discours. C’était pour secouer les délégués?

C’était nécessaire pour ouvrir les esprits. Je représente tous les enfants du monde, soit la moitié de la planète, et j’ai voulu présenter le futur dont nous avons besoin parce qu’il est en péril. Il faut agir maintenant.

Si dans vingt ans une autre jeune fille prenait la relève, qu’aimerais-tu qu’elle dise?

J’aimerais qu’elle, ou lui, n’ai pas besoin de dire ce que j’ai dit aujourd’hui. Mon discours ressemblait à celui de Severn il y a vingt ans. C’est choquant de voir que ce qu’elle disait en 1992 est toujours d’actualité.

Propos recueillis par Audrey Chauvet, à Rio de Janeiro
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