François Hollande au sommet Rio+20, le 20 juin 2012.
François Hollande au sommet Rio+20, le 20 juin 2012.

à Rio de Janeiro, Audrey Chauvet

De notre envoyée spéciale à Rio

«Je viens à Rio pour marquer l’engagement de la France sur le développement durable». François Hollande est venu ce mercredi au sommet des Nations unies sur le développement durable avec la ferme intention de faire entendre la voix française. Après un entretien avec l’ancien président brésilien Lula et un déjeuner avec l’actuelle, Dilma Rousseff, François Hollande a fait le lien entre son précédent voyage au Mexique et sa venue à Rio: «Il y encore 24h, j’étais à Los Cabos et je considère que les sujets du G20 et de Rio sont les mêmes: sommes-nous capables de préparer notre avenir?»

Déception sur les financements

Face à la déception qui règne dans les allées du sommet, le président français a tenté de souligner les points positifs: «Je considère que la déclaration préparée correspond à des avancées réelles: une feuille de route pour les objectifs de développement durable, des engagements réels pour renforcer le Programme des Nations unies pour l’environnement, des règles nouvelles pour la protection des océans, un début de mobilisation sur l’économie verte et l’affirmation, plus forte que précédemment, de la nécessité de lutter contre la pauvreté. Tout ça n’a été possible que par la volonté de trouver le compromis, la cohésion des Européens et la mobilisation de la société civile».

Néanmoins, François Hollande a reconnu une «insuffisance»: une nouvelle fois nous n’avons pas été capables de créer cette agence spécialisée pour le développement, mais je ne désespère pas de mener ce combat et de le rendre un jour victorieux». Autre déception, le peu d’avancées sur les financements innovants, et notamment la taxe sur les transactions financières à laquelle le président est favorable.

«L’économie verte ne peut être présentée comme la panacée»

S’inscrivant dans les pas de François Mitterrand, qui était présent à Rio en 1992 pour le premier sommet de la Terre, François Hollande a rappelé que «Certains disent qu’avec la crise économique et financière, les questions d’environnement peuvent être mises de côté. Tel n’est pas mon raisonnement: l’environnement, le développement, l’économie verte est aussi un moyen de sortir de la crise.» Néanmoins, face à ce concept encore flou, le président précise: «L’économie verte ne peut être présentée comme la panacée, mais comme le moyen d’atteindre des objectifs écologiques et de créer de nouveaux emplois».

Après s’être exprimé devant l’assemblée des délégations ce mercredi après midi, François Hollande a quitté le sommet, emportant avec lui la pluie, qui l’avait suivi jusqu’à Rio de Janeiro ce mercredi.