Le visage peint en bleu, une femme vêtue en mappemonde pleure et demande de l'aide pour la Terre. Elle est enchaînée par un grand propriétaire terrien qui hurle "plus de viande pour les Etats-Unis !" tandis que son employé portant "un grand tablier ensanglanté où on lit "Mac Killer" et "Murder King" - en allusion aux deux chaînes de fast-food américaines McDonald et Burger King - poursuit un (faux) boeuf avec une hache.
Le visage peint en bleu, une femme vêtue en mappemonde pleure et demande de l'aide pour la Terre. Elle est enchaînée par un grand propriétaire terrien qui hurle "plus de viande pour les Etats-Unis !" tandis que son employé portant "un grand tablier ensanglanté où on lit "Mac Killer" et "Murder King" - en allusion aux deux chaînes de fast-food américaines McDonald et Burger King - poursuit un (faux) boeuf avec une hache.

© 2012 AFP

Brandissant pancartes, ballons et tronçonneuses, des dizaines de milliers de manifestants du Sommet des peuples ont défilé mercredi dans la bonne humeur dans le centre-ville pour exiger une transformation radicale de l'économie, en marge de la conférence de l'ONU Rio+20.

Le visage peint en bleu, une femme vêtue en mappemonde pleure et demande de l'aide pour la Terre. Elle est enchaînée par un grand propriétaire terrien qui hurle "plus de viande pour les Etats-Unis !" tandis que son employé portant "un grand tablier ensanglanté où on lit "Mac Killer" et "Murder King" - en allusion aux deux chaînes de fast-food américaines McDonald et Burger King - poursuit un (faux) boeuf avec une hache.

Cette performance de l'ONG Révolution de la cuillère donne le ton à la "Marche mondiale des peuples" organisée par deux cents organisations de la société civile pour protester contre "l'économie verte" prônée au sommet de l'ONU sur le développement durable Rio+20. La conférence réunit une centaine de chefs d'Etat ou de gouvernement jusqu'à vendredi, à 4O km de là.

"Nous luttons pour changer les habitudes de consommation et contre les grands groupes alimentaires", déclare à l'AFP Mariana Terra, 23 ans, étudiante en Histoire, à l'initiative de cette performance.

Parti de la cathédrale Candelaria, le défilé multicolore qui réunit écologistes, travailleurs, fonctionnaires, militants noirs, homosexuels, Indiens, féministes, a parcouru au son des tambours et des sifflets l'avenue Rio Branco, l'artère centrale du centre-ville, jusqu'à la place Cinelandia, théâtre des manifestations historiques.

Selon la police, ils étaient entre 80.000 et 100.000 manifestants.

La pluie qui tombait par moment n'a pas découragé les militants qui "attendent très peu de Rio+20".

Un groupe de Xavantes d'Amazonie, le buste couvert de peinture rouge et noire, trottine en portant un gros tronc d'arbre sur les épaules, symbolisant l'un des jeux sportifs indigènes qu'ils souhaitent "transformer en jeux mondiaux". Plus de 1.600 Indiens participent au sommet des peuples et réclament la protection de leurs terres.

Non loin, un groupe de Sud-Coréens protestent contre l'énergie nucléaire et le sommet officiel derrière une banderole "Stop à la vie verte destinée à 1%", de la population.

"Nous demandons aux dirigeants mondiaux qui sont là de créer des politiques de développement durable, d'éradication de la pauvreté et de réduire les programmes et les armes nucléaires", a dit à l'AFP, Nam Boo Won, responsable d'un groupe de 21 ONG environnementales sud-coréennes.

Escorté par un char d'assaut de taille réelle construit avec des centaines de pains dans une favela de Rio pour demander au sommet de Rio+20 de combattre la violence et la faim, une danseuse de samba en paillettes dorées se déhanche frénétiquement au rythme des percussions.

L'ONG Terre des Hommes de soutien aux enfants pauvres a répondu à l'appel avec de nombreux jeunes d'Amérique du Sud, d'Asie, d'Afrique et d'Allemagne.

"On ne peut pas penser à une solution pour la planète sans écouter les jeunes. Il nous faut un défenseur des jeunes générations dans les organismes officiels", revendique la Bolivienne Alejandra Lopez, 19 ans.

Les écologistes sont partagés sur l'impact de ces marches qui provoquent d'énormes embouteillages dans la ville et contribuent à l'émission de gaz à effet de serre.

Le président du Jardin botanique de Rio, l'écologiste Liszt Viera, estime néanmoins que "cela fait partie du jeu, puisque la ville a accepté d'être le siège d'un grand événement".