Un mégot abandonné sur une plage mettra 1 à 2 ans à disparaître, une canette en aluminium 200 ans, une bouteille en plastique 400 ans... L'opération annuelle "Vacances propres" a été lancée mercredi pour rappeler aux futurs estivants que le recyclage ne connaît pas de vacances.
Un mégot abandonné sur une plage mettra 1 à 2 ans à disparaître, une canette en aluminium 200 ans, une bouteille en plastique 400 ans... L'opération annuelle "Vacances propres" a été lancée mercredi pour rappeler aux futurs estivants que le recyclage ne connaît pas de vacances.

© 2012 AFP

Un mégot abandonné sur une plage mettra 1 à 2 ans à disparaître, une canette en aluminium 200 ans, une bouteille en plastique 400 ans... L'opération annuelle "Vacances propres" a été lancée mercredi pour rappeler aux futurs estivants que le recyclage ne connaît pas de vacances.

Cette opération, à laquelle participent environ un millier de collectivités locales, vise particulièrement à lutter contre la prolifération de déchets sauvages sur les lieux touristiques notamment en mettant à disposition des communes près de 3.700 collecteurs et des sacs poubelle.

Le dispositif permet de récolter "50.000 tonnes de déchets supplémentaires" chaque année, évitant autant de déchets sauvages sur les plages, les sentiers de randonnée ou les chemins de halage, a souligné mercredi Jean-François Molle, président de cette opération lancée en 1971 à l'initiative d'industriels.

Selon une estimation menée par "Vacances propres", les déchets sauvages représenteraient en France entre 15.000 et 20.000 tonnes, comprenant mégots, emballages divers, canettes de boisson, bouteilles en plastique, etc.

Faire disparaître ses déchets en les jetant dans une poubelle jaune prend "10 secondes" à un vacancier mais "des années, voire des milliers d'années" à la nature, rappelle le guide grand public accompagnant l'opération.

Il faudra ainsi 1 à 2 mois pour un trognon de pommes pour se dégrader naturellement, 1 à 2 ans pour un mégot de cigarette (avec filtre), 5 ans pour une brique de lait et un siècle ou plus pour une canette en aluminium oubliée (200 ans), une bouteille en plastique (400 ans) ou un sac plastique (450 ans).

Autant de chiffres que cette opération entend rappeler pour, selon M. Molle, "maintenir une pression pédagogique sur le geste de tri, même pendant les vacances..."