Le géant de l'internet Google vante les avantages du "cloud computing" en matière d'économies d'énergie, dans un Livre blanc où il affirme que 68 à 87% d'économies peuvent être générées pour les entreprises ayant opté pour le stockage à distance de leurs données.
Le géant de l'internet Google vante les avantages du "cloud computing" en matière d'économies d'énergie, dans un Livre blanc où il affirme que 68 à 87% d'économies peuvent être générées pour les entreprises ayant opté pour le stockage à distance de leurs données.

© 2012 AFP

Le géant de l'internet Google vante les avantages du "cloud computing" en matière d'économies d'énergie, dans un Livre blanc où il affirme que 68 à 87% d'économies peuvent être générées pour les entreprises ayant opté pour le stockage à distance de leurs données.

Le "cloud computing", ou système d'informatique "en nuage", permet de gérer à travers le web des données informatiques stockées dans des serveurs distants.

"D'après nos calculs et l'expérience de nos utilisateurs, la migration vers le +cloud+ génère potentiellement des économies d'énergie estimées de 68% à 87% pour les entreprises classiques", résume Google dans son Livre blanc dédié à "l'impact du +cloud+ sur l'efficacité énergétique".

Cette étude s'est basé sur l'utilisation des "Google Apps", ces fonctionnalités de bureau qui utilisent le cloud de Google - par exemple l'agenda en ligne ou la messagerie électronique Gmail qui passe par le cloud, contrairement à un serveur de messagerie hébergé en interne.

"Les entreprises nécessitent dès lors moins de serveurs, ce qui réduit considérablement leur consommation d'énergie et la pollution. Une société qui héberge ses propres services informatiques dispose généralement de beaucoup plus de serveurs qu'elle n'en a besoin pour traiter sa charge moyenne", souligne le rapport.

En outre, dans les immenses centres de traitement des données de Google, "nous essayons de ne pas utiliser d'énergie lorsque cela n'est pas nécessaire, et d'utiliser le plus possible les énergies renouvelables, qui représentent aujourd'hui 35% de l'alimentation de nos datacenters", a souligné Urs Hoelzle, directeur général de Google en charge des infrastructures, mercredi à Paris devant quelques journalistes.

Selon lui, par exemple pour le refroidissement des serveurs qui produisent d'énormes masses d'air chaud, "on peut facilement économiser 30% d'énergie avec des mesures simples, comme la canalisation des masses d'air chaudes et froides".

Reste un élément de la chaîne pour lequel le groupe reconnaît ne pouvoir pas faire grand chose: "lorsque vous utilisez Google depuis votre ordinateur de bureau, que vous tapez une requête et consultez le résultat, vous consommez plus d'énergie en 35 secondes depuis cet ordinateur que nous n'en consommons au datacenter où nous n'avons besoin que d'une fraction de seconde pour y répondre", selon Urs Hoelzle.

En février, Greenpeace avait placé Google en tête de son classement des entreprises du secteur des nouvelles technologies pour leurs efforts concernant leur impact environnemental et les mesures prises pour le minimiser.