Le chef indien brésilien Raoni, défenseur de l'Amazonie, a reçu mardi un soutien international avec la remise d'une pétition de 350.000 signatures demandant l'arrêt du barrage géant de Belo Monte sur le fleuve Xingu, un affluent de l'Amazone au nord du Brésil.
Le chef indien brésilien Raoni, défenseur de l'Amazonie, a reçu mardi un soutien international avec la remise d'une pétition de 350.000 signatures demandant l'arrêt du barrage géant de Belo Monte sur le fleuve Xingu, un affluent de l'Amazone au nord du Brésil. - Vanderlei Almeida afp.com

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Le chef indien brésilien Raoni, défenseur de l'Amazonie, a reçu mardi un soutien international avec la remise d'une pétition de 350.000 signatures demandant l'arrêt du barrage géant de Belo Monte sur le fleuve Xingu, un affluent de l'Amazone au nord du Brésil.

"Belo Monte est un combat symbole en marge de la conférence de l'ONU Rio+20 qui débat du développement durable. Ce méga-projet, qui pollue et inonde, est un non sens", a déclaré à l'AFP Gert-Peter Bruch, président de l'ONG Planète Amazone à l'initiative de la pétition.

Cette pétition a été lancée via internet depuis la France et comprend 200.000 signatures de Français "car il y a des intérêts français juteux en jeu dans la construction du barrage, notamment d'Alstom qui a fourni deux turbines de plus de 500 millions d'euros", a ajouté M. Bruch.

La pétition a été remise à Raoni en présence de centaines d'indiens Kayapos et d'autres ethnies qui tiennent leur assemblée annuelle "Terre Libre" sur l'Aterro do Flamenco, théâtre d'un contre-sommet organisé par la société civile pour protester contre la conférence officielle Rio+20. Habituellement tenue à Brasilia, les indigènes l'ont déplacée à Rio pour participer au Sommet des peuples.

"Ce soutien du peuple français est important et quand leur chef va arriver je vais lui remettre la pétition et lui demander de nous aider à préserver notre forêt", a déclaré Raoni à l'AFP.

Il est en effet prévu que le président français François Hollande reçoive le cacique Kayapo mercredi, premier des trois jours du sommet des 134 chefs d'Etat et de gouvernement.

Belo Monte est le premier d'une dizaine de barrages que le gouvernement brésilien veut construire dans la région pour assurer l'approvisionnement énergétique dont la sixième économie du monde a besoin pour croître.

D'un coût évalué à 13 milliards de dollars, sa mise en place entraînera l'inondation d'une surface de 502 km2. Les terres indigènes ne seront pas touchées, mais l'édification du barrage risque de perturber les activités de pêche des communautés vivant aux alentours, un des moyens de subsistance de ces indiens.

Lundi, des centaines d'Indiens d'Amazonie coiffés de plumes ont protesté devant la Banque nationale de développement (BNDES) au coeur de Rio contre les grands travaux qu'elle finance comme celui de Belo Monte.