Plateforme de forage pétrolière en mer du Nord.
Plateforme de forage pétrolière en mer du Nord.

Audrey Chauvet

Après Tamar et Leviathan, le gisement de gaz découvert par l’entreprise israélienne Israel Opportunity Resources au large d’Haïfa serait le troisième plus important du pays si les estimations de sa capacité sont exactes. D’après le communiqué publié par l’entreprise dimanche, 190 milliards de mètres cubes seraient exploitables. «Il s'agit d'estimations initiales après un forage d'appréciation effectué en début d'année, mais la probabilité que ces estimations se concrétisent est très importante», selon Amit Mor, spécialiste des ressources énergétiques, cité par l’AFP.

Danger pour la biodiversité méditerranéenne

Avec le gisement de Tamar, qui contient 250 milliards de mètres cubes de gaz, et celui de Leviathan, estimé à 480 milliards de mètres cubes, Israël pourrait s’affranchir des importations de gaz en provenance d’Egypte, soumises à des interruptions liées à des attaques contre les gazoducs. Mais les forages offshore inquiètent les écologistes: le WWF condamnait ainsi  début 2011, lors de la découverte du gisement de Léviathan, «le forage aveugle» en Méditerranée orientale, «haut lieu de la biodiversité».

Cette zone de la Méditerranée abrite «un écosystème marin unique et délicat, d’une grande richesse biologique, où l’on retrouve des espèces rares d’éponges, de vers, de mollusques et de coraux d’eaux froides, dont certains sont âgés de plusieurs milliers d’années. Une fois qu’un forage a été réalisé dans un micro-écosystème unique, celui-ci peut mettre un millénaire ou plus avant de croître à nouveau», alertait le WWF, qui demande que les «normes environnementales les plus hautes soient définies» pour les forages gaziers et pétroliers en Méditerranée orientale».