Marama Kake: Surfer nue, une manière d'être «en harmonie avec l'environnement»

INTERVIEW La jeune femme a trouvé un moyen insolite pour attirer l'attention sur les problèmes environnementaux...

Propos recueillis par Audrey Chauvet

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Marama Kake, la surfeuse nudiste et écolo néo-zélandaise.

Marama Kake, la surfeuse nudiste et écolo néo-zélandaise. — DR

Marama Kake ne fait qu’un avec la nature. Hors de question de mettre une combinaison ou même un bikini entre elle et l’océan. Cette Néo-zélandaise d’adoption, originaire du Japon, a connu un succès planétaire avec une série de photos réalisée pour attirer l’attention du public sur les problématiques environnementales. Marama Kake a répondu à 20Minutes, entre deux séances de surf sur les plages de Noosa, en Australie, où elle fait sensation…

D’où est venue l’idée de surfer nue?

Simplement du fait que j’adore ça! Quand je suis arrivée en Nouvelle-Zélande, venant du Japon et après une longue hospitalisation, je n’avais rien, j’ai recommencé ma vie de zéro. Je n’avais donc pas de bikini et je me suis dit, pourquoi ne pas surfer nue. Le plus souvent je vais sur des plages où il n’y a personne. Un jour, une copine m’a prêté un maillot, je n’ai pas aimé la sensation. D’ailleurs, je préfère ne pas porter de sous-vêtements. 

C’est ensuite devenu un moyen de parler de votre engagement écolo?

Oui, quand j’ai été un peu plus connue, j’ai pensé que c’était un moyen d’attirer l’attention du public sur leurs vêtements: est-ce que ce que vous portez tous les jours est bon pour l’environnement, est-ce que ça a été fabriqué dans des usines asiatiques par des enfants… C’est une manière de dire que nous pouvons vivre avec moins d’objets, comme le faisaient les communautés aborigènes et polynésiennes qui vivaient en harmonie avec leur environnement.

Pas de regrets maintenant que les photos de vous surfant nue ont fait le tour du monde?

Non, le photographe qui a fait le shooting a flouté les images et je me suis couvert la poitrine, donc ce ne sont pas des photos impudiques. Mais maintenant je refuse de faire de nouvelles photos, il y en a assez comme ça, et je suis à la recherche de combinaisons fabriquées en bambou!

Que faites-vous d’autre pour porter ces idées?

J’achète de préférence des vêtements en matières bio, ou je les recycle. Je mets en contact des gens à travers le monde qui travaillent à la réduction des emballages, des déchets, etc. En ce moment, je collecte des fonds pour un ami allemand qui veut faire le tour du monde à la rencontre des fabricants de planches de surf et de skateboard en bois «durable». Surtout, j’aime beaucoup expliquer aux enfants les problèmes de déchets sur les plages et dans les océans. En général, les parents écoutent leurs enfants, qui ne sont pas encore devenus aussi égoïstes que les adultes peuvent l’être. D’ailleurs, j’aimerai écrire des livres pour enfants et enseigner le développement durable. 

 

 

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