Total lancera dans les prochains jours une intervention visant à arrêter la fuite de gaz qui s'est déclenchée fin mars sur la plateforme Elgin en mer du Nord, a déclaré jeudi le PDG du groupe pétrolier français, Christophe de Margerie.
Total lancera dans les prochains jours une intervention visant à arrêter la fuite de gaz qui s'est déclenchée fin mars sur la plateforme Elgin en mer du Nord, a déclaré jeudi le PDG du groupe pétrolier français, Christophe de Margerie. - Jonathan Nackstrand afp.com

Total lancera dans les prochains jours une intervention visant à arrêter la fuite de gaz qui s'est déclenchée fin mars sur la plateforme Elgin en mer du Nord, a déclaré jeudi le PDG du groupe pétrolier français, Christophe de Margerie. «La situation est pratiquement sous contrôle, et nous espérons procéder à l'intervention sur le puits dans les prochains jours», a déclaré le patron de Total, lors du 13e Sommet international du pétrole à Paris.

Le directeur financier du groupe avait indiqué vendredi que cette opération, qui consiste à injecter de la boue lourde dans le puits défaillant pour le colmater, serait lancée prochainement, et que, parallèlement, le groupe continuerait à forer deux puits de secours au cas où cette intervention échouerait.

Pas de dégâts environnementaux, selon Total

Christophe de Margerie a affiché sa confiance que l'intervention permettrait de mettre fin à la fuite, en estimant que l'incident d'Elgin, au large de l'Ecosse, «est probablement derrière nous», et a souligné que «Dieu merci», la fuite n'avait pas provoqué de dégâts environnementaux. Cependant, si cet incident a rappelé la nécessité absolue et constante d'assurer la sécurité dans l'ensemble des activités du groupe, le PDG a plaidé qu'il ne devait pas empêcher Total de poursuivre ses activités d'exploration et de production d'hydrocarbures, et a rappelé qu'il devrait investir des sommes colossales dans les prochaines années pour répondre à une hausse de la demande. «Nous évoluons dans un environnement risqué», mais «ce n'est pas cela qui doit nous empêcher d'aller vers de nouveaux projets et de nouvelles technologies», a-t-il lancé, avant d'ajouter que «la sécurité est la priorité (...) mais nous devons investir».

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