Nucléaire: Un militant de Greenpeace s'introduit dans une centrale

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Publié le 2 mai 2012.

VIDEO - Il a réussi à se poser en paramoteur dans l'enceinte de l'établissement...

L’association Greenpeace annonce ce mercredi être parvenue à s'introduire à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire du Bugey (Ain), près de Lyon, et avoir déposé un fumigène sur l'un des réacteurs. Un militant a survolé l'espace aérien interdit en paramoteur, puis s'est posé avant d'allumer le fumigène, précise Greenpeace. Pour EDF, la sûreté des installations «n'a à aucun moment été remise en cause».

«Les gendarmes du Peloton spécialisé de gendarmerie chargé de la protection du site (PSPG) sont immédiatement intervenus et ont appréhendé le pilote dans les minutes qui ont suivi», dit EDF dans un communiqué.  Lors d'une conférence de presse à Paris, le directeur de la production nucléaire d'EDF, Dominique Minière, a annoncé qu'EDF porterait plainte tout en estimant qu'à ses yeux l'incident démontrait l'efficacité des mesures de sécurité. «Ces mesures ont été renforcées en début d'année, notamment par la mise en place de maîtres-chiens qui font le tour de nos installations. C'est d'ailleurs un maitre-chien qui a détecté ce matin l'arrivée de la personne», a-t-il dit.

Il s'agissait pour les militants de Greenpeace d'attirer l'attention sur le problème de la sécurité des 19 centrales françaises, qui fournissent 75% de l'électricité du pays. «Ce survol illustre la vulnérabilité des sites nucléaires français face à la menace d'une attaque aérienne. Alors que l'Allemagne a pris en compte la chute d'avion dans ses tests de sûreté, la France refuse toujours d'analyser ce risque pour nos centrales», a déclaré Sophia Majnoni, chargée des questions nucléaires à Greenpeace.

Pour la sûreté nucléaire, François Hollande s’en remet à l’ASN

Interrogé sur RMC et BFM TV, François Hollande a dit s'en remettre aux autorités administratives pour savoir quelles leçons il fallait éventuellement tirer de l'incident. «S'il devait y avoir des éléments supplémentaires, je fais confiance à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour nous dire quels seraient les travaux nécessaires», a dit le candidat socialiste.

En décembre dernier, Greenpeace avait déjà mené une opération similaire en réussissant à introduire des militants dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), atteignant l'un des réacteurs où ils avaient déployé une banderole: «Le nucléaire sûr n'existe pas.» Le gouvernement a ordonné depuis une refonte des procédures de sécurité.

Si la vidéo ne démarre pas, cliquer ici.

 

 

A.C. avec Reuters
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