Un volcan islandais en éruption, en 2010.
Un volcan islandais en éruption, en 2010. - CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Pour se réchauffer, la Grande-Bretagne aimerait bien se rapprocher des volcans islandais. Un projet est actuellement à l’étude pour acheminer l’énergie géothermique d’Islande jusqu’aux îles britanniques. Des câbles de plus de 1.000km, les plus longs du monde, permettraient d’approvisionner le Royaume-Uni en énergie «propre», rapporte The Guardian.

Partager l’énergie dans toute l’Europe

Le ministre britannique de l’Energie, Charles Hendry, doit se rendre en mai en Islande pour négocier ce projet, qui serait intégré dans un gigantesque plan européen reliant l’Islande, les îles britanniques, les éoliennes de la mer du Nord et l’Afrique du Nord, où la centrale solaire Desertec est en cours de développement. Les câbles pourraient être installés très rapidement, à la vitesse de 30km par jour. Le plus difficile serait de mettre en place le système de distribution de l’électricité, sur lequel le gouvernement britannique compte pour réduire sa facture d’énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. Un accord a déjà été signé pour acheminer l’électricité qui sera produite par la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche, vers l’Angleterre.

Les interconnexions entre différentes sources renouvelables seraient un moyen de pallier l’intermittence de ces énergies: les pays qui bénéficient de conditions climatiques favorables peuvent fournir les autres, qui leur renverront la balle lorsqu’ils auront à leur tour le vent dans le dos. Le soleil et la chaleur terrestre, notamment celle des volcans islandais, seraient un soutien permanent à l’énergie éolienne ou à celle des marées. Sans compter sur les projets de «stockage» de l’énergie développés notamment en Norvège où les éoliennes, lorsqu’elles sont en sur-production, pompent de l’eau pour constituer un réservoir qui est relâché en cas de pénurie de vent et crée de l’électricité à la manière d’un barrage.

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